Incendie de Fontainebleau : un pompier volontaire de 18 ans mis en examen
Fontainebleau : un pompier volontaire mis en examen

Près de 950 pompiers, appuyés par des moyens aériens, poursuivent mercredi la lutte contre les flammes dans le massif seine-et-marnais. Bien que les brasiers soient désormais fixés, ils ne sont pas encore éteints, au cœur de la forêt de Fontainebleau. La visite d'Emmanuel Macron est programmée jeudi matin.

Un pompier volontaire mis en examen

Mercredi soir, la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik, a annoncé la mise en examen et le placement en détention provisoire d'un jeune pompier volontaire de 18 ans. Il est soupçonné d'avoir déclenché un départ de feu lundi. Le jeune homme avait initialement reconnu avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence », avant de se rétracter ce mercredi.

Emmanuel Macron attendu dans la matinée

Depuis dimanche, les flammes ont parcouru près de 2 000 hectares de l'emblématique massif forestier, situé à 60 km au sud-est de Paris et classé « réserve de biosphère » par l'Unesco. Emmanuel Macron s'y rendra jeudi matin pour remercier « l'ensemble des acteurs engagés sur le terrain », selon l'Élysée. Le président « réaffirmera le plein engagement de l'État pour faire face à la saison exceptionnellement intense de feux de forêt que nous connaissons actuellement sur le territoire national ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Deux jeunes majeurs suspectés de départs de feu

Outre le pompier écroué, un jeune homme de 18 ans a admis « avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette » sur un autre lieu de départ de feu qui a ravagé la forêt classée pour sa valeur paysagère et « site Natura 2000 », selon la procureure. L'information judiciaire visant les deux jeunes majeurs est ouverte pour des faits de « destruction par incendie ». Sans antécédent judiciaire, ils sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie, près de Fontainebleau, pour le second.

Consternation dans les rangs des pompiers

Le sapeur-pompier volontaire a été « suspendu », a indiqué le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne, qui a exprimé « sa plus vive consternation ». Selon le commandant Paul-Edouard Laurain, porte-parole du Sdis, « les pompiers sont pudiques » sur ce sujet : « il y a un sentiment de rejet et un peu de honte que ce soit l'un d'entre nous », qui était dans les rangs « depuis moins d'un an ».

Autres pistes sous enquête

Deux autres personnes ont été placées en garde à vue mardi matin pour l'incendie qui a démarré dimanche autour de l'A6, occasionnant la fermeture d'un tronçon de l'autoroute. « Des présentations en justice pourraient intervenir » jeudi, selon la procureure de Fontainebleau, qui évoque « la piste d'un incendie accidentel dans le cadre de travaux en bordure de l'autoroute ». Les pompiers « travaillent avec la société d'autoroute pour pouvoir rouvrir » la portion touchée, sur deux kilomètres, pour les départs en vacances vendredi, a indiqué le colonel Sébastien Avenel, directeur adjoint du Sdis.

En outre, un quadragénaire suspecté d'avoir voulu provoquer un incendie a été interpellé mardi soir sur un parking près de la forêt de Fontainebleau et placé en garde à vue. Il est soupçonné d'avoir forcé la rubalise pour stationner, et de nombreux journaux froissés et un briquet ont été retrouvés dans son véhicule, selon une source policière.

Moyens terrestres et aériens mobilisés

Quelque 950 sapeurs-pompiers se sont relayés dans le massif des Trois-Pignons et dans le secteur de la Faisanderie, appuyés par trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d'eau et un hélicoptère de commandement. En raison du sol tourbeux de la forêt, les pompiers vont devoir rester mobilisés plusieurs jours pour éviter les feux zombies.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale