Feria d'Alès : un jeune condamné pour violences sur des policiers
Feria d'Alès : condamné pour violences sur des policiers

Un homme de 20 ans, originaire de Vézénobres, a été condamné ce mardi 30 juin par le tribunal correctionnel d'Alès à dix mois de prison avec sursis simple et 500 euros d'amende pour des violences commises sur des policiers municipaux lors de la feria de l'Ascension, le 16 mai dernier. Les faits se sont déroulés en bordure du Gardon, lors d'une animation vachettes.

Une bagarre en pleine animation vachettes

En début de soirée, une bagarre éclate dans la petite arène improvisée. Le jeune homme, identifié comme étant à l'origine de l'altercation, est invité par les agents municipaux à quitter les lieux. Après avoir refusé dans un premier temps, il finit par obtempérer mais, une fois emmené à l'écart de la foule, près du camion des manadiers, la situation dégénère. Ivre, agité et agressif, il donne un coup de poing à l'un des trois policiers présents. Maîtrisé et menotté, il continue de se débattre et assène un coup de pied à l'oreille droite d'un autre fonctionnaire, lui perforant le tympan.

Un prévenu qui nie les violences à l'audience

Lors de sa garde à vue, le maçon reconnaît les faits, mais change de version devant le tribunal. Il affirme avoir reçu un coup à l'arcade sourcilière de la part d'un policier, alors que le procès-verbal mentionne un coup à l'épaule. Il conteste les violences, malgré les images de vidéoprotection qui confirment la version des forces de l'ordre. « En garde à vue, quand ils m'ont auditionné, je n'étais pas dans mon état normal », déclare-t-il. Interrogé sur le coup de poing, il répond : « Ce n'était pas dans l'intention de faire mal. Il n'était pas intentionnel. Je voulais juste retourner dans l'arène. » Quant à la rébellion, il justifie : « Je ne voulais pas être menotté, juste retourner à mon animation vachettes. »

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L'avocat des parties civiles dénonce un discours « hallucinant »

Me Jean-François Corral, avocat de deux policiers constitués parties civiles, s'indigne : « Les bras m'en tombent. Il tient un discours hallucinant. En gros, il vous dit que c'est la faute des policiers et qu'il n'a pas fait grand-chose. » Il qualifie les propos du prévenu de « juste dingues » et « insupportables », et souligne l'absence de regrets : « C'est extrêmement inquiétant. Il vient salir les policiers et ne fait pas amende honorable. »

Le parquet requiert un an de prison avec sursis

Le substitut du procureur, Quentin Larroque, décrit le prévenu comme « le fauteur de troubles de A à Z », ajoutant qu'« il a l'alcool mauvais, pas amoureux », reprenant les termes du jeune homme. Il requiert un an de prison avec sursis simple et 1 000 euros d'amende, précisant : « Ça veut dire plus jamais ça durant cinq ans, sinon, l'année va tomber. Un an de prison c'est long ! »

Le tribunal prononce une peine moins lourde

Le prévenu, non assisté d'un avocat, maintient que le coup de pied n'était pas intentionnel et demande « un peu de compréhension », estimant l'amende trop élevée par rapport à son salaire. Le tribunal correctionnel d'Alès le condamne finalement à dix mois de prison avec sursis simple et 500 euros d'amende, une peine inférieure aux réquisitions du parquet.

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