Menacée d'expulsion de son chalet près d'Ajaccio, Jeanine Nuovoli, 80 ans, a pu rester chez elle grâce à la mobilisation d'une quinzaine de citoyens, mardi 20 octobre 2026. Mais ce répit pourrait être de courte durée, à quelques jours de la trêve hivernale.
Une mobilisation citoyenne empêche l'expulsion
Mardi 20 octobre, un commissaire de justice devait procéder à l'expulsion de Jeanine Nuovoli du chalet qu'elle occupe à Mezzavia, près d'Ajaccio en Corse. Le propriétaire souhaite récupérer son logement, dont le locataire officiel est le fils de l'octogénaire. Mais une quinzaine de citoyens et militants se sont mobilisés pour l'en empêcher.
Il y a quelques jours, Jo, le chauffeur de taxi qui accompagne Jeanine à ses rendez-vous médicaux, apprend qu'elle risque de se retrouver à la rue. Révolté, il alerte Félix Bonardi qui mobilise des citoyens, des militants ainsi que la Ligue des droits de l'Homme, explique Corse Matin.
Le commissaire de justice se retire après discussions
Ce mardi matin, une quinzaine de personnes se présentent devant le chalet pour empêcher l'expulsion de l'octogénaire. Après plus d'une heure de discussions avec les soutiens de Jeanine, le commissaire de justice se retire, évoquant un "trouble à l'ordre public". Mais il prévient : "Il n'est pas dit que nous ne nous représenterons pas dans les prochains jours".
Jeanine, elle, est profondément attachée à cette maison en bois. Elle y conserve ses souvenirs, notamment avec son mari et son fils, tous deux décédés. Elle avait même envisagé de racheter le chalet avec l'aide de ses enfants.
Un répit avant la trêve hivernale
Ses soutiens espèrent lui éviter une expulsion avant le 1er novembre, date du début de la trêve hivernale. Ils ont demandé dix jours de répit pour lui permettre de préparer son départ. Une assistante sociale doit également l'aider à trouver un logement social.
En apprenant qu'elle pouvait rester chez elle, au moins temporairement, Jeanine a fondu en larmes : "Je ne pourrai jamais assez vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi. J'ai honte, mon Dieu !". Mais son avenir reste incertain puisque rien ne garantit que le commissaire de justice ne revienne pas avant le début de la trêve hivernale.