Christian Estrosi relaxé, Bernard Chaix condamné à lui verser 2 000 euros
Estrosi relaxé, Chaix condamné à 2 000 euros

Le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Christian Estrosi, ancien maire de Nice, et condamné le député UDR Bernard Chaix à lui verser 2 000 euros de dommages et intérêts, dans l'affaire des tags découverts en septembre 2025 sur la devanture du magasin familial Chaix Décoration.

Des tags visant le fils, pas le père

Le 3 septembre 2025, des inscriptions à la peinture rouge ont été découvertes sur la façade de Chaix Décoration, dans le centre-ville de Nice. Bien que Bernard Chaix ait été immédiatement impliqué, les messages visaient en réalité son fils, propriétaire du magasin. Christian Estrosi avait publié un message de soutien sur X (anciennement Twitter), évoquant des « affaires judiciaires » touchant la famille Chaix et relayant une photo des tags. La publication a été rapidement modifiée pour retirer cette mention, mais Bernard Chaix a décidé de poursuivre Estrosi pour diffamation.

Une citation directe pour injure publique

Finalement, Christian Estrosi a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour injure publique, par citation directe. Lors de l'audience début juin 2026, le tribunal a relaxé Estrosi, estimant que l'infraction d'injure publique n'était pas constituée. « C'est un sacré retour de boomerang », a commenté son avocat, Me Gérard Baudoux, ajoutant : « Ce serait bien que cela donne peut-être une leçon à certains responsables politiques qui instrumentalisent la justice. »

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Bernard Chaix condamné et en appel

Bernard Chaix a été condamné à verser 2 000 euros à Christian Estrosi à titre de dommages et intérêts. Le député, qui était directeur de campagne de l'actuel maire de Nice, a qualifié les inscriptions d'« odieuses » et a interjeté appel sur le plan civil. Un proche de Chaix a émis l'hypothèse que « Eric Ciotti étant irréprochable, on a essayé par un moyen détourné de lui nuire ». L'avocat du député, Me Denis Del Rio, a déclaré : « La relaxe n'a été prononcée que sur un problème de qualification. L'appel sur l'action civile permettra une relecture du dossier. »

Les auteurs des tags condamnés

Quelques mois après les faits, un homme et une femme ont été interpellés et placés en garde à vue. Dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ils ont été condamnés à quatre mois d'emprisonnement avec sursis. Le tribunal leur a également interdit d'approcher le commerce et d'entrer en contact avec les victimes. En garde à vue, la prévenue a expliqué avoir agi impulsivement en voyant le nom Chaix lors d'un passage à Nice, affirmant avoir été violée adolescente par le fils du député. Une plainte a depuis été déposée.

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