Erreur d'état civil : une petite fille déclarée garçon, la mairie refuse de modifier
Erreur d'état civil : une petite fille déclarée garçon

La petite Romy est née le 26 février 2026 mais a été identifiée dans l'état civil comme étant de sexe masculin. Depuis, ses parents enchaînent les démarches administratives sans que le problème ne soit résolu.

Une erreur dès la naissance

Mathilde et Loïc sont les heureux parents de la petite Romy, née le 26 février 2026. À la sortie de la maternité le 2 mars, ils se rendent à l'état civil de l'hôtel de ville de Mézières pour récupérer l'acte de naissance. « Nous avons récupéré le document et, arrivés à la voiture, on se rend compte qu'il y a une erreur sur l'acte de naissance : c'est écrit 'masculin' au lieu de 'féminin'. On se dit que ce n'est pas grave, qu'on va aller le faire rectifier tout de suite », raconte la mère à France 3 Grand Est.

Une rectification insuffisante

Mathilde et Loïc retournent donc au bureau de l'état civil, mais il n'est apparemment « pas possible de le modifier ». Une simple rectification est apposée en bas de la page : « Rectifiée par décision de l'officier de l'état civil de Charleville-Mézières (Ardennes), du 2 mars 2026, en ce sens que l'intéressée est de sexe féminin. » Cette mention ne constitue ni une modification ni une annulation. En effet, en France, il est impossible de modifier ce qui est écrit sur le registre de naissance.

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L'erreur se propage

Les parents pensent que le problème est réglé, jusqu'au jour où le maire de leur village toque à leur porte pour leur apporter leur livret de famille. L'erreur est donc enregistrée et se propage de document en document. « C'est encore écrit “de sexe masculin” », déplorent-ils. Du côté de la sécurité sociale, le premier numéro de la petite Romy commence par un 1, correspondant au sexe masculin. C'en est trop pour les parents, qui décident d'appeler la maire de Charleville-Mézières. L'interlocuteur confirme au couple que la correction a été faite et qu'il est possible de venir chercher les actes de naissance corrigés.

« L'erreur est humaine »

Mais Mathilde, une fois arrivée à la mairie, se voit encore une fois dans une impasse : « Cela ne pourra jamais être modifié », lui dit-on, suivi d'un : « l'erreur est humaine ! Il n'y a que ceux qui ne travaillent pas qui ne se trompent pas. » Puis finalement, sur le nouveau document transmis par la mairie, il est écrit : « Romy est bien de sexe féminin et est officiellement… le fils de Mathilde et Loïc. » De quoi devenir fou.

Des excuses et des démarches

À ce jour, la Sécurité sociale doit ouvrir un litige à l'Insee, qui gère le répertoire national d'identification des personnes physiques (RNIPP). De son côté, la mairie de Charleville-Mézières s'est excusée publiquement et a qualifié l'erreur « d'inacceptable » tout en assurant qu'ils feront « la lumière sur ce qu'il s'est passé, pour que jamais ça ne se reproduise. » Mathilde assure ne pas en vouloir « à personne » et être « juste déçue de la manière dont les choses ont été traitées… » Les parents vont à présent devoir faire les démarches auprès de chaque administration avec l'acte modifié. Des premiers mois de la petite Romy pour le moins étonnants.

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