Enlèvement et séquestration d'un épicier à Antibes : quatre hommes condamnés à Grasse
Enlèvement d'un épicier à Antibes : quatre condamnés

Quatre hommes ont comparu ce vendredi après-midi devant le tribunal de Grasse, poursuivis pour avoir enlevé et séquestré le gérant d'une épicerie à Antibes. Le commerçant a vécu un enfer pendant plusieurs heures avant d'être libéré. La procureure Lorene Delsaut a requis des peines de 4 à 7 ans d'emprisonnement, et le tribunal a suivi ces réquisitions.

Les faits : une nuit d'horreur

Dans la nuit du 14 mars 2026, T., gérant d'une épicerie à Antibes, sort de chez lui pour se rendre à sa supérette qu'il gère de nuit. Il remarque une Clio noire garée devant son domicile et des individus inconnus dans sa résidence, mais n'y prête pas attention. Alors qu'il se dirige vers son véhicule, plusieurs individus l'attrapent à coups de poing et le forcent à monter à l'arrière de la voiture, selon la description de la présidente du tribunal.

La voiture emprunte plusieurs routes départementales jusqu'au parc de la Brague. Là, il est attaché sur une chaise, laissé en caleçon, aspergé d'eau puis roué de coups de crosse. Pire, ils tirent à 50 cm de sa tête. « Bien évidemment qu'il s'est vu mourir », a déclaré son avocat, maître Alexandre de Vita, décrivant une vie suspendue depuis. « Mon client ne dort plus sans cachet, n'a plus de vie sociale », a-t-il ajouté.

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L'enquête et les preuves

Face au récit glaçant, aucun des quatre prévenus n'a cillé dans le box vitré. Sur les quatre, un seul reconnaît les faits. La procureure Lorene Delsaut a énuméré les éléments concordants de l'enquête : des mégots de cigarette, des armes découvertes sur les lieux du délit, et le rapprochement avec une autre procédure engagée à Valbonne pour un vol de deux-roues, où les enquêteurs avaient identifié une Renault Clio noire faussement immatriculée. « Les enquêteurs ont retracé les déplacements de ce véhicule et croisé les données de téléphonie mobile », a précisé la magistrate.

Les plaidoiries de la défense

Les avocats de la défense ont contesté ces éléments, les jugeant insuffisants. Maître Sarah Belattar a regretté que l'on « transforme une compatibilité en certitude », tandis que maîtres Julien Darras, Pierre Dini et Karine Meralsi ont plaidé la relaxe. Malgré leurs arguments, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, condamnant les quatre hommes à des peines allant de 4 à 7 ans d'emprisonnement.

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