Un drame secoue la Thaïlande depuis le 6 juin dernier. Nathan Ekkarat Srichan, un garçon de six ans, a perdu la vie après avoir été sauvagement attaqué par un macaque à longue queue que possédait son grand-père. Ce tragique incident relance le débat sur la détention d'animaux sauvages dans le pays.
Une attaque soudaine et mortelle
Le jeune Nathan se rendait à l'épicerie de son grand-père lorsque le singe, attaché entre deux arbres entre la maison et le commerce, l'a soudainement agressé. L'animal a mordu l'enfant à plusieurs reprises, principalement à la poitrine et aux jambes. Les morsures profondes ont perforé ses poumons, causant des blessures mortelles. Transporté d'urgence à l'hôpital, Nathan n'a pas survécu à ses blessures.
Un singe récupéré en 2022
Le grand-père avait recueilli le macaque en 2022, croyant qu'il avait perdu sa mère. Il l'avait nommé Choke, ce qui signifie « chanceux » en thaï. L'animal était habituellement attaché à une longue corde lui permettant de se déplacer et de grimper dans son enclos. Après l'attaque, le grand-père a relâché le singe dans la forêt voisine avant l'arrivée des autorités et des gardes du parc national venus le capturer.
Des signes d'agressivité antérieurs
La mère de Nathan a révélé aux autorités que ce n'était pas la première fois que le singe montrait des signes d'agressivité. Il avait déjà attaqué le père de l'enfant ainsi qu'un chat errant. Malgré ces avertissements, l'animal était toujours détenu par la famille.
Le débat sur la détention d'animaux sauvages
Cette espèce de macaque, originaire de Thaïlande, est souvent victime du trafic illégal d'espèces sauvages, ce qui explique sa présence fréquente comme animal de compagnie dans les foyers thaïlandais. Ce n'est pas la première fois qu'une personne est agressée par cette espèce. Récemment, une créatrice de contenu allemande a dû être hospitalisée après avoir été mordue par un singe lors d'une randonnée dans la province de Krabi.
Les spécialistes de la faune sauvage mettent en garde depuis longtemps : ces animaux conservent leurs instincts naturels et peuvent devenir dangereux et difficiles à contrôler en captivité. Ce drame relance les appels à une réglementation plus stricte de la détention d'animaux sauvages en Thaïlande.



