Ce samedi 15 août 2026, la gendarmerie maritime et les Affaires maritimes ont mené une vaste opération de contrôle au large d'Antibes, de Cannes et des îles de Lérins. Bilan : 58 contrôles réalisés et 16 procès-verbaux d'infraction dressés, principalement pour excès de vitesse et non-conformité des équipements de sécurité.
Une opération ciblée sur le week-end le plus chargé de l'été
Cette journée de contrôles, la troisième des quatre opérations « Sécurité mer » de la saison estivale, a été programmée le samedi 15 août, considéré comme le week-end le plus chargé de l'année sur l'eau. La direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), sous l'autorité du préfet des Alpes-Maritimes, était à la manœuvre.
Autour du cap d'Antibes, l'infraction la plus fréquemment relevée est l'excès de vitesse, limitée à 10 nœuds jusqu'à 1 km des côtes. Les militaires, partis du port Camille-Rayon à Golfe-Juan sur un semi-rigide, se sont concentrés sur la zone d'Antibes, particulièrement fréquentée.
Excès de vitesse et équipements manquants : les principales infractions
Le premier contrevenant intercepté était un petit yacht en excès de vitesse. « Vous naviguiez à plus de dix nœuds, lance l'officier. Autour du cap d'Antibes, c'est interdit. » Cette restriction, explique le gendarme Maël, « a été mise en place depuis peu, à la suite d'un grave accident survenu il y a quelques années, beaucoup ne le savent pas ». Il raconte : « Un navire circulant à une vitesse excessive avait généré une importante vague de sillage, qui a retourné le bateau d'un pêcheur professionnel. »
Le yacht a écopé d'une contravention de 4ᵉ classe, soit 135 euros. Une nouveauté : « Auparavant, nous ne disposions que de la qualification de délit. Les dossiers étaient très chronophages à monter, explique l'agent. Mais depuis le début du mois d'août, ces nouvelles contraventions, plus rapides, simplifient grandement les choses. »
Quinze minutes plus tard, une petite embarcation trop rapide a été interceptée. « Où sont vos gilets de sauvetage ? Votre lampe torche ? Ce matériel est obligatoire à bord et vous n'avez rien », déplore l'adjudant-chef Hervé. Après une leçon de sécurité, les occupants ont poursuivi leur virée avec un simple avertissement, les militaires prévenant : « Qu'on ne les y reprenne pas. »
Prévention, environnement et assistance en mer
Au-delà des amendes, le trio fait de la prévention et de la pédagogie. Ils sont aussi de plus en plus sollicités sur la protection de l'environnement marin. « Par exemple, la destruction ou l'arrachage de l'herbier de posidonie par les ancres de bateaux constitue une infraction grave », révèle Hervé.
L'ambiance ce samedi matin était calme, mais les gendarmes constatent « une nette augmentation des incivilités lors des contrôles. Les gens contestent de plus en plus notre autorité, même lorsque nous faisons de la simple prévention ». Ils n'en restent pas moins disponibles pour porter assistance, comme pour ce petit bateau en panne de moteur à quelques mètres des rochers. « Composez le 196 pour joindre les secours », conseillent-ils. Si personne ne vient remorquer les malheureux, les gendarmes s'en chargeront. « Il fait beau donc ça va, mais si la mer était démontée, on ne se poserait même pas la question, glisse Maël. Assister les personnes en danger n'est pas notre cœur de métier, mais nous le faisons dès que c'est nécessaire. »



