Elon Musk est dans le collimateur de la justice française. Le milliardaire sud-africain est visé par une information judiciaire ouverte à Paris pour de possibles dérives de son réseau social X, indiquent ce jeudi des sources proches du dossier, confirmant une information du journal Le Monde.
Une enquête qui franchit un nouveau cap
Ouvertes en janvier 2025, les investigations françaises franchissent donc un nouveau cap puisqu’un juge d’instruction est désormais saisi du dossier. Ce magistrat devra notamment trancher sur une possible complicité de diffusion d’images pédopornographiques. Elon Musk, tout comme l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, sont visés en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plate-forme X au moment des faits.
Des députés à l'origine des signalements
« L’enquête a donc démontré qu’il y avait matière à poursuite, en désignant un juge d’instruction », se félicite Éric Bothorel, député macroniste, à l’origine de signalements contre X auprès de la justice française, à l’instar du député socialiste Arthur Delaporte.
« La France respecte la législation étrangère et souhaite que les règles établies en France, comme en Europe, par un processus démocratique, s’appliquent ici. Ni plus, ni moins », poursuit Éric Bothorel. « Nous croyons en la loi, en le droit international, et la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure. Et si les plates-formes ne veulent pas appliquer nos règles sur notre territoire, elles courent le risque d’être sanctionnées puis bannies », conclut le député macroniste.
L'absence d'Elon Musk à son audition
L’absence d’Elon Musk à son audition libre, le 20 avril, « n’a pas été un obstacle à la poursuite de l’enquête », a salué dans un communiqué Arthur Delaporte, louant « le travail des enquêteurs et magistrats dans ce dossier complexe et sensible ». Cette étape supplémentaire permet selon lui « à l’enquête de se poursuivre alors même que les contenus dangereux et illégaux se multiplient sur l’ensemble des réseaux sociaux de manière très inquiétante ».
Le parquet de Paris est en pointe dans la lutte contre l’impunité des géants du web. Ce ministère public a déjà ouvert des investigations autour des activités de la messagerie Telegram, de la plate-forme de live streaming Kick ou encore de l’application de vidéos TikTok.



