Dans les archives : l'effondrement du plafond de la Poste de Tonneins en 2005
Le 1er mars 2005, un événement inattendu a secoué la Poste de Tonneins. Après des craquements inquiétants, le bureau a été évacué en urgence. L'effondrement d'un pan du plafond n'a heureusement fait aucun blessé, mais il a contraint l'établissement postal à s'adapter rapidement, révélant une situation de crise gérée avec sang-froid.
Une intervention des pompiers tourne court
Appelés vers 12 h 30 ce jour-là pour examiner le plafond de la salle de tri, trois sapeurs-pompiers ont eu à peine le temps de réagir. Alors qu'ils inspectaient les lieux, 60 à 80 m² de plafond, comprenant des poutres en bois, des plaques d'isolation et des luminaires, se sont effondrés sous leurs yeux. L'un d'eux a même dû se précipiter à travers un guichet étroit pour rejoindre le bureau de la comptabilité, évitant de justesse la chute.
« À notre arrivée, on a constaté les dégâts, on a fait évacuer tout le monde, le major est arrivé… et tout s’est effondré », racontait avec décontraction le 1re classe Aurélien Devaud. Cette attitude détendue a succédé à un moment d'appréhension partagé par Laurent Combes, le chef d'établissement « courrier », présent dans la salle au moment de l'accident.
Une évacuation et une adaptation immédiates
Laurent Combes avait été alerté vers 13 h 30 par sa chef de service, inquiète des craquements entendus dans le plafond. « Elle s’est inquiétée d’entendre des craquements dans le plafond. Je suis aussitôt revenu. » Heureusement, seuls trois agents travaillaient encore dans la salle à ce moment, où 26 personnes s'affairaient habituellement chaque matin pour préparer les tournées de distribution. Aucun blessé n'a été déploré, mais l'incident a causé une gêne sérieuse pour la Poste.
L'établissement a dû fermer la partie dédiée à l'accueil commercial dès l'évacuation, restant clos tout l'après-midi. Le service de tri et de distribution a été relocalisé dans la salle Chabrier, mise à disposition par la municipalité, habituellement utilisée pour les conseils municipaux. Cette salle répondait aux critères nécessaires : vaste superficie et sécurité assurée.
Les conséquences et les perspectives
Laurent Combes a annoncé que la Poste resterait dans cette salle le temps des travaux de réparation dans la salle de tri d'origine. « J’espère qu’elle sera inférieure à un mois. Nous ferons en tout cas tout notre possible pour reprendre au mieux la distribution le plus vite possible. » Les sapeurs-pompiers ont prêté main-forte pour sortir le matériel essentiel, permettant une reprise rapide des activités.
Cet événement, bien que sans victime, a marqué la mémoire collective de la région, illustrant l'importance de la réactivité et de la solidarité locale en cas d'urgence. Il rappelle aussi la vulnérabilité des infrastructures et la nécessité de maintenances régulières.



