Dans la nuit du 23 au 24 avril, un jeune homme de 24 ans a été interpellé à proximité de la maison d'arrêt de Nîmes. Il était en possession d'un drone et de stupéfiants, selon les éléments de l'enquête, ces produits étaient destinés à être livrés à des détenus à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire.
Un parcours marqué par la délinquance
Présenté devant le tribunal correctionnel de Nîmes ce mardi 28 avril dans le cadre des comparutions immédiates, le prévenu n'a pas été interrogé sur le fond du dossier en raison de la grève des avocats. Le président du tribunal s'est toutefois attardé sur sa personnalité, révélant un ancrage déjà bien marqué dans les infractions liées aux stupéfiants malgré son jeune âge.
Un quotidien sans revenus
Le président du tribunal a questionné le jeune homme sur ses moyens de subsistance : "Vous vivez chez votre tante, mais vous ne percevez aucun revenu ? Vous faites comment pour la vie de tous les jours ?" Le prévenu a répondu laconiquement : "Je me débrouille." Son casier judiciaire compte déjà six condamnations, principalement pour des faits liés aux stupéfiants, mais aussi pour des délits routiers et des violences intrafamiliales. Deux de ces condamnations lui ont valu des passages à la maison d'arrêt.
Une banalisation du trafic
La procureure a souligné la récurrence des infractions liées aux stupéfiants : "Quand vous dites : 'Je me débrouille', les faits parlent d'eux-mêmes sur la manière dont vous vous débrouillez. Les infractions liées aux stupéfiants semblent vous être assez coutumières." Le jeune homme n'a pas contesté : "C'est assez coutumier de faire des missions, oui, je reconnais. Mais vous savez, quand on dépose des CV depuis deux ans et qu'on a pas de retour, ben, comme on dit, la fin justifie les moyens." Il a également admis consommer une dizaine de pétards par jour, se faisant "dépanner" par ses collègues.
Détention provisoire en attendant le procès
Face à cette attitude et à ses antécédents judiciaires, la représentante du ministère public a requis le maintien en détention provisoire dans l'attente du procès prévu en juin. Le tribunal a suivi cette réquisition.



