Douala : 7 morts dont 3 enfants dans l'effondrement d'un immeuble interdit
Douala : 7 morts dont 3 enfants dans un effondrement

Au moins sept personnes, dont trois enfants, ont perdu la vie dans l'effondrement d'un immeuble de deux étages à Douala, au Cameroun, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juillet 2026. L'édifice, situé dans le quartier de Bonamoussadi, était sous le coup d'une interdiction d'accès en raison d'un risque d'effondrement, mais il était toujours occupé illégalement, principalement par des jeunes sans abri et des réfugiés.

Un bilan qui s'alourdit

Le premier bilan faisait état de six morts, rapportait Actu Cameroun. Quatre personnes ont été hospitalisées et deux autres étaient recherchées sous les décombres, selon le média panafricain koaci. L'AFP a confirmé ce dimanche que le nombre de victimes s'élève désormais à sept. D'après les éléments fournis par la mairie quelques heures après le drame, au moins trois enfants et deux adultes figurent parmi les morts.

Un immeuble condamné mais occupé

L'immeuble présentait un risque d'effondrement évident. La municipalité avait sommé les occupants de le quitter et l'avait placé sous scellés. Cependant, des jeunes à la rue et des réfugiés y logeaient illégalement, selon Le360 Afrique. En état de délabrement avancé, l'édifice n'avait que peu de chances de résister face aux intempéries, notamment aux fortes pluies qui s'abattent sur la région.

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Un précédent meurtrier en juin

Ce drame n'est pas isolé. Le360 Afrique rappelle qu'un autre effondrement s'était produit à Douala en juin 2026, faisant un mort et quatre blessés. Ces incidents mettent en lumière les problèmes récurrents de sécurité des bâtiments dans la ville, où de nombreux immeubles vétustes ou construits sans respect des normes continuent d'être occupés, souvent par des populations vulnérables.

Les autorités face à l'urgence

Les secours ont travaillé sans relâche pour dégager les décombres et rechercher d'éventuels survivants. La mairie de Douala a promis une enquête pour déterminer les responsabilités et renforcer les contrôles sur les bâtiments à risque. Cet effondrement relance le débat sur la sécurité immobilière au Cameroun, où les constructions anarchiques et le non-respect des règles d'urbanisme sont fréquents.

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