Le dirigeant du conglomérat sud-coréen SK Group, Chey Tae-won, a décidé de faire appel de sa condamnation à verser 566 millions d’euros à son ex-épouse, Roh Soh-yeong, selon l’AFP citée par Le Parisien. Cette somme, fixée en juillet par la Haute Cour de Séoul, reconnaît le rôle familial et public de son ex-femme. Le feuilleton judiciaire, qualifié de « divorce du siècle » par les médias sud-coréens, doit désormais revenir devant la Cour suprême.
Une condamnation contestée
En juillet, la Haute Cour de Séoul avait estimé que Roh Soh-yeong avait droit à une part des actions détenues par son ancien mari, justifiant le montant de 566 millions d’euros. Les juges ont notamment pris en compte son rôle au sein du foyer, l’éducation de leurs trois enfants et ses activités publiques liées à l’entreprise. Chey Tae-won conteste cette décision, marquant une nouvelle étape dans une procédure qui dure depuis plusieurs années.
Une liaison et un enfant hors mariage
Le couple s’était marié en 1988 avant de se séparer. En 2015, Chey Tae-won avait reconnu publiquement une relation extraconjugale et la naissance d’un enfant avec sa compagne, Kim Hee-young. Cette reconnaissance a profondément marqué l’opinion publique sud-coréenne et a alimenté la bataille judiciaire. En 2024, Roh Soh-yeong avait obtenu une première décision lui accordant 830 millions d’euros, avant que la Cour suprême ne demande un réexamen du dossier.
Des procédures distinctes
Dans une procédure distincte, Chey Tae-won et Kim Hee-young ont également été condamnés à verser 1,2 million d’euros à Roh Soh-yeong. Cette somme s’ajoute aux montants déjà en jeu dans le cadre du divorce. L’affaire, suivie de près par les médias sud-coréens, doit désormais être examinée par la Cour suprême, qui aura le dernier mot sur ce dossier emblématique.



