Le 5 octobre 2021, Nathalie Prince, alors âgée de 55 ans, quitte son domicile du quartier Bellevue à Fréjus vers 20h30, à pied, sans téléphone, sans véhicule, ni papiers ni carte de crédit. Depuis, elle n'a plus donné signe de vie. Cinq ans plus tard, sa fille Loren Maria, désormais âgée de 60 ans, reste désemparée. « Pourquoi est-ce arrivé à ma mère ? Que s'est-il passé ? », interroge-t-elle, sans comprendre ce qui a pu arriver ce jour-là.
La justice a classé le dossier en avril 2026, faute d'éléments nouveaux. Mais l'Association de recherche des personnes disparues (ARPD) reprend l'affaire en main, offrant un nouvel espoir à la famille. « On va reprendre à zéro, voir si quelque chose nous a échappé », explique Roger Thurne, bénévole de l'ARPD.
Un appel à témoins relance l'espoir
Le 14 août 2026, un appel à témoins diffusé dans Var-Matin a suscité une nouvelle piste. Une dame a indiqué avoir croisé, dans un bureau de tabac à Sainte-Maxime, une personne ressemblant à Nathalie Prince. L'image a été fixée sur une caméra. « Malheureusement, après vérification, effectivement il y avait bien un air, mais ce n'était pas mère », commente Loren.
Depuis le début de l'affaire, la famille a vérifié 90 % des alertes reçues, précise Loren, qui incite les témoins potentiels à prendre systématiquement des photos.
Une vie transformée en enquête permanente
Depuis cinq ans, la vie de Loren a basculé dans l'inconnu, au point de se muer parfois en véritable travail de détective. « Jamais je n'aurais pensé à une telle situation : lancer des appels à témoins, placarder des affiches de recherche, organiser des manifestations. Je ne peux toutefois pas rester sans rien faire », confie-t-elle.
La police judiciaire de Toulon avait été saisie de l'enquête à la demande d'une juge d'instruction de Draguignan. Audition, placement sous écoutes téléphoniques, expertise du téléphone, visites sur site : les policiers avaient mené des investigations poussées. « Est-on passé à côté d'un détail qui expliquerait sa disparition ? Le trouvera-t-on ? » s'interrogeait alors Loren.
Nathalie Prince est décrite par sa fille comme « une très bonne mère. Elle ne nous aurait jamais abandonnés ainsi », en référence à une lettre laissée le jour de la disparition, en début de soirée. « Cette lettre était bien écrite de sa main, mais les mots, le message n'avait pas de sens… », ajoute Loren.
Un dossier classé, mais pas oublié
En avril 2026, l'affaire a été classée par le tribunal judiciaire de Draguignan. « Sans nouvel élément, le dossier est clos. Il faut trouver ces éléments qui peuvent faire avancer l'enquête », explique Loren. La reprise en main par l'ARPD redonne espoir à la famille.
« Ma mère voulait-elle partir ? Est-elle dans une situation inextricable où elle ne peut plus faire marche arrière ? Est-elle partie volontairement ou contre sa volonté ? Est-elle avec quelqu'un ? » Face à cette absence, depuis 2021, tout reste envisageable, sans aucune certitude. « Ne pas savoir fait cogiter et me fait imaginer tant de scénarios. Je veux savoir, comme mes frères et ma famille », confie Loren.
Une marche blanche le 5 octobre à Fréjus
Cinq ans après la disparition de Nathalie Prince, une marche blanche est organisée le dimanche 5 octobre, à partir de 15 heures, à la Base nature de Fréjus. Nathalie Prince mesure 1,60 m, elle est de corpulence mince, a les cheveux blonds et les yeux bleus. Elle porte un signe particulier : le gros orteil amputé. Le soir de sa disparition, elle portait une veste à capuche noire, un blouson métallisé, un pantalon orange et des chaussures blanches à étoiles argentées.
Toute personne disposant d'informations peut contacter l'ARPD au 06 69 29 60 04 ou au 07 43 72 53 58 (anonymat respecté).



