Le Delta festival, rendez-vous électro-rap emblématique des plages de l’escale Borély à Marseille, tire sa révérence. La société organisatrice, la SAS Delta Agency, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce, comme l’a annoncé le festival sur son compte Instagram. Une décision qui survient alors que l’événement s’apprêtait à souffler sa dixième bougie.
Un communiqué qui évoque les épreuves traversées
Dans sa publication, le festival reconnaît avoir « traversé bien des épreuves » : « les annulations liées au Covid en 2020, la tempête en 2023, le mistral en 2025, puis des grêlons de la taille de tennis le samedi 25 juillet 2026 ». Autant d’aléas qui ont fragilisé l’organisation, mais le communiqué reste muet sur un autre épisode : le retrait, à quelques jours de la dernière édition, d’une quinzaine d’artistes et d’une dizaine de collectifs marseillais.
Des accusations de violences sexistes et sexuelles
Ces désistements faisaient suite à des témoignages publiés par le média local Marsactu, dénonçant des violences sexistes et sexuelles imputées à Olivier Ledot, cofondateur du festival. Des accusations que l’intéressé a qualifiées de calomnieuses. Parmi les artistes ayant annulé leur venue figuraient des noms connus comme Mosimann, Kungs, Acid Arab ou encore Adèle Castillon.
Une dernière édition gâchée par un orage de grêle
La dernière édition, qui s’est tenue du 23 au 27 juillet, a par ailleurs vu sa dernière journée annulée en raison d’un violent orage de grêle. « Nous pensions avoir tout vu, tout traversé, nous nous trompions », conclut le communiqué. Le festival, qui attirait environ 100 000 personnes, laisse derrière lui une décennie de musique et de polémiques.



