Trafic de faux billets : de Naples à la France, un réseau démantelé
De Naples à la France : un réseau de faux billets démantelé

Un gigantesque trafic de faux billets, organisé depuis Naples via les réseaux sociaux, a été démantelé en France. Douze personnes ont été arrêtées et 2,5 millions d'euros en faux billets ont été saisis, selon une source judiciaire. L'enquête, menée par l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO), a duré plusieurs mois.

Un réseau structuré depuis l'Italie

Les faux billets, principalement des coupures de 50 et 100 euros, étaient fabriqués en Italie, dans la région de Naples, réputée pour ses ateliers clandestins. Ils étaient ensuite acheminés en France via des transporteurs recrutés sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat et Telegram. "Les commandes étaient passées via des comptes anonymes, et les livraisons s'effectuaient dans des lieux publics, comme des parkings de centres commerciaux", a expliqué un enquêteur.

Une clientèle variée

Les acheteurs étaient principalement des particuliers, mais aussi des petits commerçants cherchant à écouler les faux billets dans leurs transactions. Le prix de vente était d'environ 30 % de la valeur faciale. Selon les enquêteurs, le réseau aurait écoulé plusieurs centaines de milliers d'euros de faux billets en France, principalement dans les régions Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.

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Des arrestations en France et en Italie

Les douze interpellations ont eu lieu simultanément en France et en Italie, dans le cadre d'une opération coordonnée par Europol. En France, les suspects ont été arrêtés à Paris, Marseille et Lyon. En Italie, trois personnes ont été appréhendées dans la banlieue de Naples. "Ce démantèlement est une étape importante dans la lutte contre la contrefaçon monétaire, qui reste un fléau pour l'économie européenne", a déclaré le procureur de la République.

Des peines encourues

Les mis en cause risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende pour contrefaçon de monnaie et association de malfaiteurs. L'enquête se poursuit pour identifier d'éventuels complices et démanteler d'autres filières.

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