Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour cyberharcèlement et menaces de mort après que des messages violents ont visé une proche de l’influenceuse Léna Situations et de la journaliste Gisèle Journo. Les faits, signalés sur les réseaux sociaux, ont conduit à la saisine de la plateforme de signalement Pharos.
Des menaces répétées sur les réseaux sociaux
Selon les informations communiquées par le parquet, l’enquête a été ouverte le 20 août 2025. Elle fait suite à une série de publications anonymes ciblant cette femme, dont l’identité n’a pas été révélée. Les messages, diffusés sur plusieurs plateformes, contenaient des insultes, des appels à la violence et des menaces de mort explicites.
La victime, qui travaille dans l’entourage de Léna Situations, influenceuse suivie par des millions d’abonnés, et de Gisèle Journo, journaliste connue pour ses enquêtes, a porté plainte. L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Un phénomène de cyberharcèlement en hausse
Ce cas illustre la recrudescence des violences numériques en France. Selon les données du ministère de l’Intérieur, les signalements pour cyberharcèlement ont augmenté de 30 % en 2024 par rapport à 2023. Les femmes, en particulier les personnalités publiques et leurs proches, sont les principales cibles.
L’avocate de la plaignante, Me Sarah M., a déclaré : « Ma cliente subit une campagne de haine organisée depuis plusieurs semaines. Ces actes sont intolérables et doivent être poursuivis avec la plus grande fermeté. » Elle a également salué la réactivité des autorités.
Les conséquences juridiques possibles
Les auteurs risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour cyberharcèlement, et jusqu’à cinq ans et 75 000 euros d’amende pour menaces de mort, conformément au code pénal. La plateforme Pharos, qui a reçu le signalement, a transmis les éléments aux enquêteurs.
Léna Situations et Gisèle Journo n’ont pas encore réagi publiquement. L’enquête se poursuit pour identifier les auteurs des messages, qui pourraient être poursuivis pour complicité si des réseaux organisés sont découverts.



