Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris s’est saisi de l’enquête sur le crash d’un avion de parachutisme qui a fait 11 morts dimanche 28 juin 2026 à Tomblaine, près de Nancy. L’appareil, victime d’une avarie moteur selon des témoins, s’est écrasé à la verticale près d’un lotissement. Quinze gendarmes spécialisés mènent les premières investigations techniques.
Déroulement du crash
Selon le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, l’avion « se livrait à des exercices de saut quand il a connu une avarie qui manifestement a provoqué le crash ». L’appareil serait ensuite « tombé quasiment à la verticale, aux abords immédiats d’un lotissement, au bord de l’aérodrome ». Le maire de Tomblaine, Hervé Féron, a confirmé que l’avion s’était écrasé « à pic » à proximité d’une piste cyclable.
Un riverain, John Curaka, qui se trouvait dans son jardin au moment des faits, raconte avoir entendu « un bruit comme si le moteur s’arrêtait en l’air » quelques secondes avant un violent impact. L’avion s’est écrasé à une centaine de mètres de son domicile. « On n’a pas pu s’approcher car on avait peur d’une explosion », témoigne-t-il.
Enquête en cours
Les investigations changent d’échelle. Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a confié les investigations à la Gendarmerie des transports aériens. Quinze gendarmes spécialisés, dont des techniciens en identification criminelle et des enquêteurs aéronautiques, sont mobilisés sur place aux côtés d’une cinquantaine de sapeurs-pompiers et d’importants effectifs de police. Les associations Paris Aide aux Victimes et France Victimes 54 ont également été sollicitées pour accompagner les familles.
Pour Jean-Paul Troadec, ancien président du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA), plusieurs hypothèses devront être étudiées. Les enquêteurs vont notamment récupérer les échanges avec la tour de contrôle, analyser les données radar, recueillir les témoignages et examiner l’état technique ainsi que l’entretien de l’appareil. Les éventuelles vidéos tournées par les passagers pourraient également contribuer à reconstituer les derniers instants du vol.
Réactions et suites
Le président du Syndicat national des parachutistes, Pierre-Yves Eugène, insiste sur le fait qu’il s’agit avant tout « d’un accident d’avion » et non d’un accident lié à la pratique du parachutisme. Selon lui, l’appareil en était à son troisième décollage de la journée. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et le ministre des Transports Philippe Tabarot sont attendus sur les lieux dans l’après-midi. Les autorités espèrent pouvoir disposer des premiers éléments techniques sur les causes du crash dans les prochaines heures.



