Neuf anciens salariés de l’abattoir Sud-Aveyron à Saint-Affrique, placé en liquidation judiciaire depuis juin 2024, attendent toujours le paiement de leurs créances salariales. Le conseil des prud’hommes de Millau rendra sa décision le 30 novembre 2024, après une audience de plaidoirie tenue le 7 septembre.
Une procédure collective marquée par la liquidation
La SAS Abattoir Sud-Aveyron Saint-Affrique, qui exploitait l’abattoir municipal, a été placée en redressement judiciaire le mardi 28 mai 2024. Le tribunal de commerce de Rodez a prononcé sa liquidation judiciaire le mardi 25 juin 2024. Les trente-trois salariés de l’époque se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain.
Depuis, neuf d’entre eux n’ont toujours pas perçu l’intégralité de leurs créances salariales. Ces sommes correspondent aux reliquats de salaire dus par l’ancien employeur, auxquels s’ajoute le préjudice subi. Elles auraient dû être versées par l’étude de maître Christine Dauverchain, mandataire liquidatrice de la société.
Une audience devant le bureau de jugement
Face à cette situation, les neuf anciens salariés ont saisi le conseil des prud’hommes de Millau. Ce lundi 7 septembre, une audience de plaidoirie s’est tenue devant le bureau de jugement de cette juridiction. Un salarié, Christian Teysseire, était présent, accompagné de l’avocat Josian Fraysse, qui représente l’ensemble des salariés concernés.
« Lors de cette audience, nous avons pu exposer les arguments, en droit et en fait, au soutien des prétentions des salariés », déclare l’avocat Josian Fraysse. « Elles recouvrent non seulement des rappels de salaire, les salariés n’étant pas encore totalement remplis de leur droit à date sur ce point-là, mais également et surtout la réparation des préjudices subis du fait des agissements de la société Abattoir Sud-Aveyron Saint-Affrique et de sa direction à leur encontre. »
Une décision attendue avec impatience
Les salariés attendent désormais la décision du conseil des prud’hommes de Millau, qui sera rendue le 30 novembre prochain. « Décision attendue avec une impatience certaine et un espoir légitime, puisque cette décision pourra leur permettre de tourner enfin la page de ce chapitre cauchemardesque de leur vie professionnelle ayant eu des répercussions sur leur vie personnelle », conclut Josian Fraysse.
Cette affaire illustre les difficultés rencontrées par les salariés lors de procédures collectives, notamment en ce qui concerne le paiement des créances salariales. La décision du 30 novembre sera déterminante pour ces neuf anciens salariés, qui espèrent obtenir réparation et clore ce litige.



