Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné ce mercredi 1er juillet un ressortissant égyptien de 26 ans à un an de prison ferme, assorti d'un maintien en détention et d'une interdiction définitive du territoire français, pour des violences commises le 28 avril dernier au centre de rétention administratif (CRA) de Nîmes. L'homme, en situation irrégulière, avait agressé quatre policiers, provoquant des blessures dont un arrachement du ligament d'un doigt pour l'un d'eux, ayant entraîné 10 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
Un déchaînement de violences au CRA
Les faits se sont déroulés en fin de journée au CRA de Nîmes. Le prévenu, décrit comme très agité, a multiplié les coups de poing, de pied, les morsures, les crachats et tenté des coups de tête contre les agents. "Un déchaînement de violences", a résumé Me Jean-François Corral, avocat des quatre policiers victimes. "Il ne manque plus qu'une arme et on aurait eu la totale", a-t-il ajouté, soulignant la gravité des actes. Outre le policier blessé avec 10 jours d'ITT, deux autres agents se sont vu prescrire un jour d'ITT chacun.
Un profil agité et des antécédents de troubles
Le président du tribunal a rappelé que l'homme, arrivé en France l'année précédente via l'Italie, avait déjà été placé en isolement au CRA en raison de troubles et de tensions avec les autres retenus. Lors de sa garde à vue, le prévenu avait reconnu avoir eu "le diable en moi", mais devant le tribunal, il a contesté une partie des faits, notamment les violences et les crachats, affirmant : "Ce sont les policiers qui m'ont agressé". Il a néanmoins présenté des excuses aux agents.
Les images de vidéosurveillance contredisent sa version
Les déclarations du prévenu ont été contredites par les images des caméras de surveillance du CRA. La procureure a ironisé : "Il conteste la réalité des images. Peut-être qu'en 2026, on viendra nous dire que les policiers, via l'intelligence artificielle, ont modifié les images." Elle a requis un an de prison avec maintien en détention et interdiction définitive du territoire, réquisitions suivies par le tribunal.
La défense plaide l'absence d'antécédents
Me Camille Alliez, avocate du prévenu, a plaidé l'absence d'antécédent judiciaire de son client et demandé au tribunal de ne pas ordonner le maintien en détention. Cette demande a été rejetée. L'homme a été reconduit en prison avant d'être renvoyé de France, conformément à la peine prononcée.



