Corps calciné de la tiktokeuse Sonia B. : deux suspects toujours en garde à vue
Corps calciné de la tiktokeuse : deux suspects en garde à vue

Une semaine après la découverte du corps calciné de la tiktokeuse Sonia B. le 12 août, deux hommes ont été placés en garde à vue le mercredi 19 août. Ce jeudi 20 août, ils sont toujours interrogés dans le cadre d'une enquête pour assassinat, menée par la section de recherches de Nîmes.

Découverte macabre dans les vignes de Saint-Gilles

Le corps partiellement carbonisé de la jeune influenceuse a été retrouvé le 12 août dans les vignes à Saint-Gilles, par un ouvrier agricole qui a immédiatement alerté les gendarmes. « C'était affreux à voir. L'image de ce corps brûlé, c'est vraiment terrible », a confié ce jeudi une source anonyme ayant vu la dépouille de Sonia B.

Le parquet de Nîmes a confirmé, dans un communiqué, l'interpellation des deux suspects le 19 août. « Les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes viennent de procéder ce jour à l'interpellation de deux hommes qui ont été placés en garde à vue en raison d'éléments laissant suspecter leur participation directe ou indirecte aux faits », a déclaré la procureure de la République de Nîmes.

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Auditions en cours et mystère sur le mobile

Selon nos informations, les interrogatoires se poursuivent ce jeudi 20 août à la section de recherches de Nîmes. De source non confirmée officiellement, l'un des suspects aurait deux antécédents judiciaires pour des délits. Le parquet de Nîmes a indiqué, dans une brève communication, « qu'en l'état de la procédure et des investigations et des auditions en cours, il n'est pas envisagé de communiquer dans l'immédiat ».

Le mobile du meurtre reste inconnu. Les développements de l'enquête devront préciser le périmètre de l'affaire, qui a suscité un déferlement de haine et de commentaires abjects sur les réseaux sociaux.

Vague de haine et stéréotypes dénoncés

Me Mourad Battikh, l'avocat de la famille de Sonia B., a fustigé ces publications haineuses et a épinglé un internaute qui ironisait sur le physique de la jeune femme. Sur Instagram, l'avocat pénaliste a révélé l'identité de la personne à l'origine du commentaire déplacé et lui a annoncé une convocation au tribunal.

Une autre source a évoqué une explication à ce déferlement de haine, l'attribuant possiblement à des motivations masculinistes et racistes. « Il y a aussi des fantasmes caricaturaux et des stéréotypes évidents qui sont potentiellement liés aux origines maghrébines de cette victime, considérée comme une femme arabe, qui par la superposition de ces deux éléments perd en quelque sorte son statut de victime en étant 'chosifiée'. Dans les commentaires, elle n'est même pas considérée comme victime, c'est assez incompréhensible », a-t-elle déclaré.

L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de la mort de Sonia B., tandis que les deux suspects restent en garde à vue à Nîmes.

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