Jugé ce jeudi 7 mai par le tribunal correctionnel de Libourne, Christophe Coste, 52 ans, a été condamné à deux ans de prison, dont un an assorti d’un sursis probatoire pendant deux ans, pour des violences au couteau sur son propriétaire, outrage et récidive de violences avec arme. Le tribunal a également ordonné son maintien en détention, faute de domicile.
Des faits violents sur fond de conflit locatif
Les faits remontent au 19 mars dernier, rue du Président-Carnot, à Libourne. Sur fond de conflit locatif, le quinquagénaire avait poursuivi son propriétaire, Vincent Rambeau, armé d’un couteau de boucher, avant de le blesser superficiellement à l’épaule. « Oui, je lui ai couru après, mais je ne l’ai pas touché », a soutenu le prévenu à l’audience, malgré une vidéo de la scène et une doudoune transpercée. « J’ai cru sur le moment que ce n’était pas grave, mais j’avais un peu mal », a relaté la victime, qui présentait une éraflure de quatre centimètres et deux jours d’ITT.
Un climat de tensions dans l’immeuble
Le dossier a également mis en lumière un climat particulièrement tendu au sein de l’immeuble. Le propriétaire et plusieurs occupants ont évoqué des nuisances répétées, des menaces, un départ d’incendie ou encore des jets de projectiles. « M. Coste est un cauchemar pour ses voisins », a lancé l’avocat de la partie civile, dénonçant « une agression au couteau » sans « aucune reconnaissance des faits ».
Des circonstances atténuantes et une peine adaptée
Le prévenu, placé sous curatelle renforcée depuis 2002, a expliqué avoir été en rupture de traitement et de méthadone au moment des faits. « Là, ça va mieux. Je veux aller à La Rochelle, je n’ai pas envie de recommencer les conneries », a-t-il assuré. Pour le procureur, les faits restaient néanmoins « particulièrement graves ». « On n’est pas sur un canif mais un couteau de boucher », a insisté le magistrat, évoquant « une attaque dans le dos, très lâche » pour « une histoire de poubelles ». Le parquet avait requis trois ans de prison, dont dix-huit mois ferme.
Le tribunal a finalement relaxé le prévenu pour les dégradations commises dans sa cellule de garde à vue, estimant qu’aucune dégradation effective n’était caractérisée. Il l’a en revanche reconnu coupable du reste des faits et assorti sa peine d’une obligation de soins, d’une interdiction de paraître à Libourne et d’entrer en contact avec Vincent Rambeau.



