Mercredi 24 juin, la municipalité de Clermont-l'Hérault a organisé une réunion de quartier champêtre au Souc, en bordure de la rue Descartes, à l'ombre des pins et au son des cigales. Le maire Gérard Bessière, accompagné d'élus de la majorité, a évoqué devant une cinquantaine de résidents les problèmes spécifiques de cette voie, déformée par les racines des pins environnants. Aujourd'hui, la circulation au plus près du bord droit de la chaussée est difficile, voire impossible sur toute la voie de droite dans le respect du Code de la route.
Un constat alarmant sur l'état de la chaussée
« Je vois des scènes qui ne sont pas supportables, des trottoirs en très mauvais état et des piétons âgés. Moi aussi je circule à gauche et je pense ne pas être le seul », s'est exprimé le maire. Depuis des années, une signalisation temporaire est en place : des panneaux de danger général sur fond jaune, accompagnés du panonceau « chaussée déformée », un joker qui dure et interroge les riverains.
« Nous avons fait des travaux considérables dans la ville et nous allons poursuivre. Cette route (D.140), classée départementale, nous oblige à travailler de concert avec le Département pour trouver des solutions, et avec votre avis. Deux solutions : couper les racines, refaire la route et y revenir dans dix ans, ou bien couper les pins et replanter des arbres aux racines verticales », a interrogé le premier magistrat.
L'arrachage des pins validé par les habitants
La majorité des personnes présentes a validé l'arrachage des pins et leur remplacement par des essences appropriées. Un espace de verdure à conserver, mais qui pourrait être exploité. Cette rue ne concerne pas que ce quartier, vu sa fréquentation, ont exprimé les participants. L'axe dessert Lacoste, le collège, le lac du Salagou et plus tard, « il s'inscrira dans la continuité de la sortie nord de l'autoroute », a précisé Jean-Marie Sabatier, premier adjoint.
La rue du Souc également concernée
La rue du Souc, qui délesterait le giratoire de l'Europe, interroge par un revêtement miné de trous et de nids-de-poule, prêt à accueillir l'arrivée de la voie verte. « Nous travaillons sur des hypothèses : une circulation en sens unique, la création de stationnements en chicane ou à moitié sur le trottoir », a expliqué Georges Elnecave, adjoint à la sécurité.
Engagements du maire sur d'autres sujets
Gérard Bessière, également président de la communauté de communes, s'est engagé à trouver une solution à la « demande récurrente d'un point de collecte de déchets verts, peut-être un concept de déchèterie mobile », a-t-il évoqué. L'heure de l'éclairage public sera ajustée suivant les saisons. La mise en service des poubelles jaunes n'interviendra pas avant octobre ou novembre.



