Les services de renseignement militaire ukrainiens (HUR) ont révélé que les troupes nord-coréennes ont subi plus de 7 000 pertes en combattant avec les Russes dans l'oblast de Koursk, à la frontière ukrainienne, selon le Kyiv Independent du 29 juin 2026. Ce chiffre inclut 1 000 décès supplémentaires par rapport aux estimations précédentes des renseignements sud-coréens et britanniques, qui faisaient état d'environ 6 000 victimes (tuées et blessées) dans cette zone.
Des pertes en hausse malgré l'adaptation au combat
Ces pertes surviennent durant l'incursion ukrainienne d'août 2024 à mars 2025 dans l'oblast de Koursk. Bien qu'initialement non préparées à la guerre moderne par drones, les troupes nord-coréennes se sont rapidement adaptées et ont fait preuve de discipline au combat, selon des soldats ukrainiens ayant combattu dans ce secteur. Le HUR a déclaré : "Le régime nord-coréen tente de dissimuler les pertes réelles subies par ses unités militaires lors de la guerre contre les forces de défense ukrainiennes."
Une coopération militaire renforcée entre Moscou et Pyongyang
Malgré ce bilan, la Russie et la Corée du Nord continuent de renforcer leur coopération militaire, deux ans après la signature de l'accord de partenariat stratégique global (CSP), un engagement réciproque d'assistance en cas d'attaque. Environ 11 000 soldats nord-coréens étaient encore stationnés dans l'oblast de Koursk début 2026. La Russie augmente également les quantités de munitions, d'armes et d'équipements militaires nord-coréens reçus de Pyongyang, principalement des obus d'artillerie de 122 mm et 152 mm ainsi que des missiles balistiques, selon le HUR.
Des avantages mutuels pour les deux nations isolées
Fortement isolées par les pays occidentaux en raison de la guerre en Ukraine et des sanctions, ces deux puissances nucléaires ont intensifié leur coopération, ce qui inquiète l'Occident. Le HUR a détaillé : "L'aide de la Corée du Nord permet à la Russie de poursuivre sa guerre contre l'Ukraine, celle-ci étant devenue une source d'approvisionnement constante. Ce partenariat militaire profite aux deux pays : Moscou compense son manque de munitions et de main-d'œuvre, tandis que Pyongyang, en retour, bénéficie d'un coup de pouce technologique pour le développement de ses capacités balistiques et nucléaires."



