Un chauffeur de car scolaire condamné pour pédocriminalité, l'employeur indigné
Chauffeur scolaire condamné, l'employeur indigné

Une découverte troublante secoue le monde du transport scolaire dans les Hautes-Alpes. Selon les informations du Dauphiné Libéré, relayées par La Dépêche du Midi, le PDG de la société Resalp, Nicolas Busca, a appris par la presse qu’un de ses chauffeurs de car scolaire venait d’être condamné pour pédocriminalité. L’employé, William S., a écopé d’un an de prison ferme, aménageable sous bracelet électronique, pour détention et diffusion d’images pédopornographiques entre 2021 et 2026.

Une enquête menée dans l'ombre

Pendant ces années d’enquête, l’homme originaire de Gap transportait quotidiennement des enfants à Briançon et dans sa région, sans que l’entreprise ne soit jamais alertée par la justice. Pour le chef d’entreprise, cette situation est inacceptable. « Je n’étais au courant de rien du tout. En tant qu’employeur, je n’ai jamais été contacté pendant le temps d’enquête et je n’ai toujours pas été avisé de cette condamnation. Si je ne lisais pas le journal, ce chauffeur serait au volant d’un bus rempli de gamins à Briançon au moment où je vous parle », s’est-il indigné auprès de nos confrères.

Un passé judiciaire lourd

Le passé de ce conducteur s’avère particulièrement inquiétant : il avait déjà été condamné en 2009 pour agression sexuelle, puis en 2011 pour viol sur mineur, des faits commis alors qu’il était lui-même mineur. « Pendant quatre ans, on a laissé partir un chauffeur avec des gamins jusqu’au bout de la ligne, parfois seuls, sans rien connaître de lui. Parce que le Code du travail est mal fait », déplore Nicolas Busca.

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Des failles systémiques pointées du doigt

Le patron dénonce de graves failles dans le système. L’homme ayant été recruté avant l’application de la loi Tabarot, qui interdit la conduite de transports collectifs aux personnes condamnées pour des infractions sexuelles ou violentes, l’entreprise ne pouvait légalement pas vérifier ses antécédents. Plus aberrant encore, la formation du chauffeur a été prise en charge par France Travail. « C’est donc l’État qui a financé son emploi avec des enfants alors que la justice, elle, avait connaissance de ses antécédents judiciaires », s’insurge le PDG, qualifiant la situation d’« aberrante ».

Le chauffeur a désormais interdiction définitive d’exercer en contact avec des mineurs.

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