Nouveau rebondissement dans l'enquête sur la disparition de Manon Relandeau. Le chauffeur de taxi mis en examen dans ce dossier a été remis en liberté jeudi 7 mai, sous contrôle judiciaire. Le quadragénaire, poursuivi notamment pour ses contacts avec le conjoint de la jeune femme, se dit « heureux de retrouver sa famille » tout en étant « attristé de la situation de la famille Relandeau », selon son avocat.
Le chauffeur clame son innocence
Face à la justice, l'homme clame son innocence. Son avocat, Me Théo Barrière, affirme que son client est « innocent » et prêt à « collaborer autant que faire se peut » avec les enquêteurs. Il assure aussi qu'il ne connaissait pas le suspect « avant » la disparition et que leurs échanges étaient strictement « professionnels ».
Une disparition toujours inexpliquée
Manon Relandeau, 31 ans, n'a plus donné de nouvelles depuis le 27 mars à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes. Sa disparition a été signalée le 3 avril. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour meurtre et enlèvement. Son conjoint est au cœur des soupçons. Cet homme de 41 ans a quitté la France le 2 avril pour l'Algérie avec leur fille de 15 mois. Il a été arrêté le 27 avril dans son pays d'origine et placé en détention provisoire. L'enfant se trouvait avec lui lors de son interpellation.
D'autres mis en cause
Dans cette affaire, le chauffeur de taxi n'est pas le seul mis en cause. Une femme a également été mise en examen les 22 et 23 avril pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime » et « modification des lieux d'un crime ». Tous deux avaient été placés en détention provisoire avant la décision de remise en liberté jeudi.
Pistes explorées
L'enquête explore plusieurs pistes. Il est notamment établi que Manon Relandeau avait récemment pris contact avec l'association Citad'elles, spécialisée dans l'aide aux femmes victimes de violences. Un rendez-vous prévu début avril n'a jamais été honoré. Par ailleurs, son conjoint avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur une précédente compagne, selon le parquet.



