Une femme condamnée à dix-huit mois de prison pour avoir tenté de faire chanter l’animateur Sébastien Cauet a reconnu les faits lors de son procès en appel à Versailles, a appris l’AFP mardi auprès des avocats des deux parties. L’avocate de la défense, Me Nicolas Rebbot, a indiqué que sa cliente espérait une « diminution de la peine et surtout une libération ».
Les faits jugés en appel
Fin janvier, le tribunal correctionnel de Nanterre avait condamné la prévenue, une femme de 42 ans, à trois ans de prison dont un an et demi avec sursis, avec mandat de dépôt, pour tentative de chantage à l’encontre de Sébastien Cauet. Au cœur de cette affaire, des SMS envoyés depuis le téléphone de la prévenue demandant à l’animateur 30 000 euros, alors qu’il était déjà mis en cause pour des violences sexuelles.
Le contexte de l’affaire Cauet
Sébastien Cauet, toujours à l’antenne sur Europe 2, a été mis en examen en mai 2024 pour des viols et une agression sexuelle entre 1997 et 2014 sur quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des faits. L’instruction se poursuit à Paris.
Réactions des avocats
L’avocate de Sébastien Cauet, Me Jade Dousselin, s’est félicitée dans un communiqué : « Nous nous réjouissons évidemment de cette nouvelle victoire judiciaire, qui vient mettre un terme à cette procédure ». De son côté, Me Nicolas Rebbot a souligné qu’il s’agissait « d’un désistement partiel » et que sa cliente espérait une « diminution de la peine et surtout une libération ».
Les explications de la prévenue
« Pendant l’audience, ma cliente a expliqué qu’elle avait été violée par un homme, et apprenant la garde à vue de Sébastien Cauet, elle a, entre guillemets, pété un plomb […] Elle en est désolée, d’avoir créé d’autres victimes », a expliqué Me Rebbot.
Délibéré attendu
Mardi, le parquet a demandé que la peine soit confirmée en appel. Le délibéré est attendu le 19 mai, selon Me Rebbot.



