Les familles de victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, survenu il y a 58 ans et ayant coûté la vie à 95 personnes, ont été reçues ce lundi 7 septembre 2026 par le procureur de la République de Nice et la juge d'instruction en charge du dossier. À l'issue de cette entrevue, leurs avocats ont salué « une avancée considérable » : l'opération de relevage des principales pièces identifiées, notamment les réacteurs, est désormais jugée « possible et envisagée ».
Une rencontre jugée « très intéressante » par les familles
Mes Philippe Soussi et Paul Sollacaro, qui interviennent avec leur confrère du barreau d'Ajaccio Stéphane Nesa, ont accompagné les frères Mathieu et Louis Paoli, représentants de l'association des familles de victimes. Dans un communiqué commun, les avocats ont déclaré : « Ce point d'étape procédural s'avère constituer une avancée considérable, puisque nous avons pu apprendre que l'opération de relevage des principales pièces identifiées, notamment les réacteurs, était à la fois possible et envisagée. »
De leur côté, Mathieu Paoli et son frère Louis, orphelins depuis le drame, ont qualifié l'entrevue du jour de « très intéressante ». Ils caressent plus que jamais l'espoir « que ceux qui ont commis la faute puissent enfin la reconnaître ». Pour les avocats, « jamais la vérité n'a été aussi proche ».
Un travail d'enquête salué par les avocats
Les avocats ont également tenu à souligner le « travail considérable » réalisé par la brigade de recherche des transports aériens, ainsi que « le travail remarquable et exceptionnel effectué par les enquêteurs et les magistrats qui ont eu cette procédure en charge ». Ils ont adressé leurs pensées aux victimes et à leurs familles, « unies depuis tant d'années dans une fraternité de chagrin ».
Les familles de victimes commémoreront le 58e anniversaire du drame ce mercredi à 12h, devant la stèle du souvenir à Nice. Cette annonce intervient alors que les proches des victimes attendent depuis des décennies des réponses sur les causes de cette catastrophe aérienne.



