Cannabis sous la télé: un détenu sous bracelet électronique condamné à 7 mois
Cannabis sous la télé: détenu sous bracelet condamné

Un narcotrafiquant obtient de purger la fin de sa peine à domicile près de Toulon, sa compagne trouve 100 g de cannabis sous la télévision

Une habitante du Beausset a dénoncé son compagnon sous bracelet électronique. Il assure avoir tourné la page du trafic mais être désormais « accro » au cannabis.

Le prévenu purgeait sa fin de peine à domicile dans la commune du Beausset dans l’ouest-Var. « Ça ne vous fait rien de détenir cent grammes de cannabis alors que vous effectuez une peine pour trafic de stupéfiants ? » En une question posée au prévenu, jugé ce lundi à Toulon selon le mode de la comparution immédiate, la procureure Pauline Loine a résumé le contexte dans lequel cet homme a été interpellé au Beausset ce vendredi 5 juin.

Depuis le 17 décembre 2025, Abdelmalek M., 27 ans, purgeait la fin de sa peine de 7 ans d’emprisonnement sous la forme d’une détention à domicile. Il devait ainsi se tenir à carreau avec un bracelet électronique à la cheville. Mais la femme qui l’hébergeait a découvert qu’il avait caché près de 100 g de résine de cannabis dans une boîte à biscuits placée dans le meuble télé du foyer. « Elle a eu peur que son fils de 16 ans ne soit attiré par la consommation de stupéfiants », explique en défense Me Emily Comyn. La compagne du détenu a donc alerté les forces de l’ordre.

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Après l’avoir dénoncé, elle est prête à pardonner

« Je tiens à m’excuser aussi auprès de Madame et de son fils », a déclaré le mis en cause qui assure avoir tourné la page des trafics de stupéfiants pour lesquels il a déjà été condamné à deux reprises, en 2017 et en 2022. « J’ai assumé, j’ai reconnu [mais aujourd’hui] je suis consommateur. » « Je sais que je ne suis pas un exemple mais je ne suis plus la même personne », a-t-il assuré. « Ce n’est plus un trafiquant mais quelqu’un qui a un problème d’addictologie qu’on ne soigne pas en prison », appuie son avocate. Et la défense de produire un courrier de celle qui l’a dénoncé : « S’il accepte des soins, sa compagne est tout à fait prête à l’accueillir à nouveau à son domicile. »

Le tribunal correctionnel présidé par Philippe Plantard a retenu la thèse du simple usage de stupéfiants puisque « l’on ne peut pas rattacher les faits à un trafic ». Abdelmalek M. a été condamné à une peine de 7 mois de prison sans possibilité d’aménagement.

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