Un homme de 40 ans, originaire d'Alès, a été condamné jeudi 10 septembre à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, avec maintien en détention, pour une série de cambriolages et de tentatives de cambriolage. Il a été jugé en comparution immédiate au palais de justice d'Alès, dans le Gard.
Un casier judiciaire chargé
Le prévenu, déjà connu des services de justice, cumule 20 condamnations entre 2006 et 2026, dont 13 pour 17 faits de vol. Placé en détention provisoire deux jours avant son jugement, il comparaissait pour quatre délits distincts.
Les faits qui lui sont reprochés remontent à la nuit du 18 au 19 juillet. Il est accusé d'un cambriolage dans un commerce de Saint-Christol-lez-Alès, ainsi que de tentatives dans un bar et une boulangerie de la capitale des Cévennes la même nuit. Une autre tentative de cambriolage lui est imputée le 1er septembre à la pharmacie des Allemandes.
Des justifications surprenantes
Identifié, le quadragénaire a été interpellé en pleine rue, sur mandat de recherche du procureur de la République. Il a reconnu les faits lors de sa garde à vue, précisant qu'il ne s'en prenait qu'aux commerces et non aux habitations, car il était certain de ne voir personne et que les gérants seraient remboursés par leurs compagnies d'assurances.
Interrogé sur ses motivations, il a déclaré : "J'ai besoin d'argent pour faire 100 euros de courses, et aussi un peu de cocaïne." Il a également expliqué qu'à chaque sortie de détention, il s'était "retrouvé dans la rue" et était "retombé dans la drogue".
La plaidoirie de la défense
Le prévenu a toutefois fait part d'une évolution dans sa situation personnelle, indiquant avoir une petite amie et être "parrain" d'un enfant. Il a demandé au tribunal d'être magnanime : "Plus jamais vous ne me reverrez ; ça, je ne l'ai jamais dit à un juge. Si par miracle vous me laissez une chance, c'est ce qui me permettra de rebondir. Mettez-moi un très gros sursis. Le plus gros que vous pouvez…"
Le parquet a rappelé qu'il "a été lourdement condamné à plusieurs reprises" et que "tout a été essayé", réclamant un an d'emprisonnement avec maintien en détention. En défense, Me Joris Numa a estimé qu'"il faut lui laisser une ouverture, à lui et à son avenir personnel", qualifiant son casier judiciaire "de misère" et comparant ses échecs répétés à une bande dessinée, "Les Pieds Nickelés" : "Il est dans le cambriolage depuis vingt ans, et il échoue à chaque fois."
À l'issue du délibéré, le quadragénaire a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, avec maintien en détention. Il retourne donc en cellule.



