Cadavre calciné à Saint-Gilles : autopsie et enquête pour assassinat
Cadavre calciné à Saint-Gilles : autopsie et enquête

Un corps de femme partiellement calciné a été découvert mercredi matin dans les vignes de Saint-Gilles, dans le Gard. Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête pour assassinat. L'autopsie, prévue ce jeudi 13 août à l'institut de médecine légale du CHU de Nîmes, doit déterminer les causes exactes du décès et pourrait orienter les investigations vers une possible implication criminelle.

Une découverte macabre par un ouvrier agricole

L'affaire débute mercredi matin lorsqu'un ouvrier agricole donne l'alerte après avoir découvert un corps dénudé de femme gisant entre des rangs de vignes dans la campagne de Saint-Gilles. Les gendarmes sont immédiatement mobilisés pour analyser la scène de crime et récolter un maximum d'éléments aux abords de ce corps calciné, comme l'a indiqué le parquet de Nîmes dans un communiqué.

Un magistrat du parquet de Nîmes s'est rendu sur le site pour superviser le démarrage de l'enquête. Les premiers éléments ont conduit les magistrats à ouvrir une enquête pour assassinat. Le procureur adjoint de la République de Nîmes, Frédéric Kocher, de permanence, suit le dossier en temps réel.

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Une co-saisine pour élargir les moyens d'enquête

Le dossier a été confié à deux services d'enquête : la section de recherches de Nîmes et la compagnie de Nîmes, associée à l'enquête. Cette co-saisine, relativement classique, permet d'accumuler un nombre important de moyens et de répartir les enquêteurs sur toutes les strates de l'affaire : enquête de voisinage, témoins, exploitation des indices.

La section de recherches travaillera en étroite collaboration avec les brigades locales, comme la brigade de Saint-Gilles, la brigade de recherches de Nîmes, et les techniciens en identification criminelle (TIC), rattachés au groupement de gendarmerie commandé par le colonel Casso.

Les défis de l'identification d'un corps partiellement calciné

L'affaire est complexe car le corps est partiellement calciné. Le visage est possiblement abîmé et les signes distinctifs d'une personne sont effacés en partie par le feu. Ces situations de cadavres incendiés portent souvent la marque du banditisme ou de la criminalité organisée, avec des malfaiteurs cherchant à faire disparaître des traces, y compris les leurs. L'incendie d'un corps peut aussi avoir une dimension punitive, certains malfrats poussant la barbarie jusqu'à mutiler un corps après la mort.

Pour identifier le cadavre, les enquêteurs peuvent s'appuyer sur les signalements de personnes disparues, des témoignages, ou encore l'autopsie. Lorsqu'un corps est très abîmé, les dents et leur implantation restent visibles et sont radiographiées, ce qui peut faciliter l'identification avec l'aide de dentistes. Dans une affaire médiatique précédente, c'est un anneau gastrique qui avait permis de confirmer l'identité d'un corps carbonisé.

L'autopsie au CHU de Nîmes pour éclairer les causes de la mort

L'autopsie, réalisée ce jeudi 13 août à l'institut de médecine légale du CHU de Nîmes, doit déterminer les causes de la mort. Les enquêteurs, les techniciens en identification criminelle et parfois un magistrat assistent à l'autopsie. Des radiographies et un scanner sont réalisés pour vérifier si la personne a été tuée par balle, une question centrale dans cette affaire pour savoir si la dimension de criminalité organisée peut être privilégiée.

Les prélèvements effectués durant l'autopsie permettent aussi de savoir si la personne a été tuée sur place ou transportée, et si de l'essence a été utilisée. La situation géographique de Saint-Gilles, à proximité des Bouches-du-Rhône, laisse envisager un homicide commis hors du Gard, avec un corps abandonné dans les vignes.

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