Nuit à Fréjus et Saint-Raphaël : la police veut assainir les établissements
Nuit à Fréjus et Saint-Raphaël : la police veut assainir

Le commissaire central adjoint de Fréjus et Saint-Raphaël, Thomas Camalon, a adressé un message de fermeté aux gérants d'établissements de nuit. Son objectif : « assainir le monde de la nuit » face à une « résurgence des faits d'atteintes aux personnes », notamment des violences, coups et blessures, agressions sexuelles et viols. Il affirme : « On ne peut pas transiger avec la sécurité des clients ».

Des contrôles intensifiés et des fermetures

Depuis le début de l'année, la police a mené des dizaines de contrôles dans les bars et discothèques de l'agglomération, de jour comme de nuit, en semaine comme le week-end. Ces contrôles ont conduit à des fermetures : la Bodeguita a fermé un mois en début d'année, le Calypso une semaine fin juillet. Le commissaire Camalon précise : « Je n'hésite pas à demander des mesures de fermeture lorsqu'il s'agit de préserver la sécurité des clients. »

Le cas « inadmissible » du Bambusa

L'établissement Bambusa est montré en exemple. Sa partie restauration a été fermée après un contrôle de la DDPP révélant de graves manquements à l'hygiène. Dans son bar, la police a constaté « d'innombrables rixes (certaines au couteau), une agression sexuelle, un viol » durant l'été. Le commissaire a sollicité une mesure de fermeture auprès des services préfectoraux, jugeant cette gestion « calamiteuse » et « inadmissible ».

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Sanctions possibles et cadre légal

Actuellement, cinq demandes de sanction sont en cours d'instruction, dont quatre demandes de fermeture. Les manquements sanctionnables incluent l'accueil de personnes alcoolisées ou de mineurs non accompagnés, le service jusqu'à l'ivresse, ou le non-respect des horaires. Les contrôles peuvent se faire avec les douanes, la DGFIP ou l'URSSAF. La violation d'un arrêté de fermeture est punie de deux mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende, et peut entraîner une garde à vue.

Le commissaire insiste : « Il suffit d'un verre de trop, ou d'une mauvaise rencontre pour détruire une vie. » Il appelle les établissements à renforcer le filtrage des clients, à assurer une consommation raisonnable d'alcool et à disposer d'un service de sécurité performant. Il conclut : « Nous n'avons pas à faire un choix entre la fête et la sécurité. Nous pouvons combiner les deux. »

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