Boy George continue d'alimenter la polémique autour de sa chanson pro-Israël, créée avec l'aide de l'intelligence artificielle. Après la suppression de son titre « We Will Dance Again » sur Bandcamp, le chanteur de 64 ans accuse la plateforme d'avoir « cédé aux pressions des antisémites ». Dans un long post publié sur X, il affirme que le système informatique de Bandcamp « n'a absolument aucun moyen de savoir si quelque chose est de l'IA », tout en rappelant qu'il a été transparent sur son utilisation de la technologie dès la sortie du morceau.
Une suppression justifiée par les règles de la plateforme
Bandcamp, de son côté, explique que le retrait n'est pas lié aux paroles de la chanson, mais à la méthode de création. La plateforme interdit en effet les morceaux générés en grande partie par intelligence artificielle. Or, « We Will Dance Again » a été conçu en partie grâce à cette technologie, ce qui contrevient aux conditions d'utilisation.
Dans son message, Boy George s'interroge sur les circonstances de la suppression : « Quand vous téléversez un morceau, il doit être en format WAV et le système rejette les MP3. Pourtant, il a accepté mon titre et il est resté en ligne pendant plus de 24 heures, ce qui signifie que les haters les ont alertés ou qu'ils n'aimaient pas le message. » Selon lui, cette décision est donc motivée par le contenu politique de la chanson, et non par un prétendu non-respect des règles.
Un artiste prêt à aller jusqu'au bout
Cette nouvelle polémique intervient alors que le chanteur de Culture Club avait déjà annoncé qu'il ne participerait pas à la mise en scène de « Jesus Christ Superstar » prévue du 3 au 15 août au London Palladium, où il devait jouer. Il a également remercié son manager, qui s'opposait à la sortie de « We Will Dance Again ». Une décision qui semble acter une rupture avec son équipe, mais que Boy George assume pleinement.
Selon le NME, depuis la sortie du titre, les portes se ferment pour le chanteur, mais il les claque lui-même volontiers. L'artiste semble déterminé à défendre ses convictions jusqu'au bout, malgré les conséquences prévisibles sur sa carrière.
Une polémique qui enfle sur les réseaux sociaux
Sur les réseaux, les réactions sont vives. Boy George avait déjà répondu avec véhémence aux critiques concernant sa chanson, qui soutient les actions du gouvernement israélien à Gaza. Cette fois, il s'en prend directement à Bandcamp, une plateforme très prisée des artistes indépendants.
Le chanteur, connu pour ses prises de position tranchées, semble décidé à ne pas faire marche arrière. Il affirme que « le système n'a aucun moyen de détecter l'IA », une déclaration qui contredit les règles énoncées par Bandcamp. Il reste à voir si cette nouvelle dispute aura des répercussions juridiques ou si elle restera au stade de la polémique en ligne.



