Bidonville de Stains démantelé après un incendie, 1 200 personnes évacuées
Bidonville de Stains démantelé après un incendie dévastateur

Le bidonville de Stains (Seine-Saint-Denis), l'un des plus grands de France, a été démantelé mercredi 1er juillet à l'aube, au lendemain d'un incendie dévastateur qui a ravagé environ 5 000 mètres carrés de ce lieu de vie informel. L'évacuation de ce site, qui accueillait jusqu'à 1 200 personnes au printemps 2025, pose désormais le défi du relogement d'urgence de ses occupants, alors qu'une forte canicule estivale est annoncée dès ce week-end.

Un incendie suivi d'un démantèlement organisé

L'incendie, qui a nécessité six lances pour être maîtrisé, a détruit une partie significative du bidonville. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a salué lors d'un point presse l'"organisation collective" mise en place avec différents acteurs, dont des associations, qui a permis "un traitement organisé" de l'évacuation. Selon Clément Etienne, coordinateur de la mission Bidonville de Médecins du monde (MdM), la population du site était descendue à environ 600 personnes ces derniers mois, et 161 personnes étaient entrées dans un "processus d'insertion" avant l'évacuation.

Un phénomène d'auto-expulsion

La communication de la date de l'évacuation deux semaines plus tôt, plus d'un an après l'annonce d'un démantèlement à venir, a poussé de nombreuses familles à prendre les devants, créant un phénomène d'"auto-expulsion", a expliqué Clément Etienne. Mercredi à l'aube, le bidonville était presque intégralement vide. Vieux de près de 20 ans, le bidonville de Stains était l'un des plus anciens de France. Depuis la pandémie de Covid-19, il était "peut-être l'un des bidonvilles les mieux raccordés en eau", selon le coordinateur de MdM.

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Un calendrier critiqué en pleine canicule

Le coordinateur de MdM déplore le calendrier de cette évacuation, alors qu'une nouvelle canicule pourrait toucher la France dès ce week-end. L'ONG salue la politique de résorption des bidonvilles engagée par la préfecture, le dialogue établi avec celle-ci et la volonté politique de reloger le maximum de personnes, mais souligne que celle-ci se heurte au manque de places d'hébergement. Le défi du relogement d'urgence des occupants, notamment des familles avec enfants, reste entier à la veille de températures élevées.

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