Bagarre alcoolisée à Saint-Front-sur-Nizonne : le dernier prévenu condamné
Bagarre à Saint-Front : dernier prévenu condamné

Il aura fallu deux procès pour boucler cette affligeante affaire de bagarre sur fond d'alcool, survenue devant des enfants un soir d'Halloween, en 2024, à Saint-Front-sur-Nizonne (Dordogne). Un premier procès, en février, s'était soldé par la condamnation de quatre personnes. Il restait à juger un prévenu, actuellement sous les barreaux pour d'autres faits. Il comparaissait en visio ce mercredi 13 mai.

Une bagarre confuse

Malgré l'enquête, difficile de savoir encore aujourd'hui qui a porté des coups à qui, qui a lancé un pichet vers qui et qui s'est servi d'une barre en PVC. « C'était la foire d'empoigne », résume le procureur de la République, Jacques-Édouard Andrault. Ce qui est certain, c'est que tout est parti d'une banale histoire de jalousie entre deux femmes, que l'une d'elles est allée à la rencontre de l'autre à Saint-Front-sur-Nizonne, accompagnée de son ex-compagnon et d'un collègue de ce dernier, et que ça s'est envenimé sur place.

Le cas du dernier prévenu

La première audience relative à ce dossier s'est tenue le 23 février au palais de justice de Périgueux et a abouti à la condamnation de quatre prévenus à des peines d'amendes et de prison avec sursis. La seconde a eu lieu ce mercredi 13 mai et s'est concentrée sur le cas d'un dernier mis en cause, l'ex de la femme jalouse, le plus incriminé, actuellement incarcéré pour d'autres faits.

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Entendu depuis la maison d'arrêt de Périgueux, visiblement nerveux, il reconnaît partiellement les faits, mais explique avoir été entraîné par son ex-conjointe avec laquelle il formait « un couple toxique ». « J'aurais dû la retenir », ajoute-t-il. Devant le tribunal correctionnel périgourdin, il déclare « regretter d'avoir été là-bas ».

Une peine de prison ferme

Son avocate, Me Léger-Maury, semble avoir convaincu le juge que son client n'a pas été un meneur, mais un suiveur dans cette affaire. Néanmoins, pour les coups qu'il a assénés, les cheveux qu'il a tirés ce soir-là, et eu égard à ses précédentes condamnations pour violences, Karol Cieszynski écope de quatre mois de prison ferme. Des mois qui s'ajoutent à ceux qu'il purge déjà. Il devra également verser 1 000 euros de dommages et intérêts à l'une des victimes et a interdiction de porter une arme durant trois ans.

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