Le vice-président américain JD Vance a reconnu ce mercredi 13 mai que le niveau d'inflation n'était « pas génial » aux États-Unis, plus de deux mois après le début de la guerre en Iran et à l'approche des élections de mi-mandat. Cette déclaration marque un rare écart avec le ton généralement triomphaliste de l'administration Trump.
Une inflation qui inquiète
« Oui, le chiffre de l'inflation le mois dernier n'était pas génial », a déclaré JD Vance lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Il a toutefois nuancé ses propos en affirmant que la situation « n'est pas comparable à ce que nous avons vu pendant l'administration » du président démocrate Joe Biden.
En avril, l'indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis a augmenté de 3,8 % sur un an, un rythme qui n'avait plus été observé depuis mai 2023. Cette hausse est largement attribuée aux conséquences économiques du conflit avec Téhéran.
Les propos controversés de Donald Trump
De son côté, Donald Trump a affirmé mardi que cette inflation élevée n'était que « de court terme ». Interrogé sur les difficultés des ménages, il a déclaré : « La seule chose qui compte quand je parle de l'Iran : ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire. Je ne pense pas à la situation financière des Américains. »
Face à ces déclarations, JD Vance a tenté de minimiser la portée des propos présidentiels : « Je ne pense pas que le président ait dit ça. Je pense que les propos du président ont été déformés. Évidemment que le président, moi, et toute l'administration, nous nous soucions de la situation financière du peuple américain. »
Une opposition qui monte au créneau
L'opposition démocrate, en campagne pour les élections législatives de l'automne, s'est immédiatement emparée de ces propos pour accuser le président républicain d'indifférence face à l'envolée du coût de la vie. Les démocrates multiplient les attaques, soulignant que l'inflation pèse lourdement sur les ménages américains.
Malgré ces critiques, Donald Trump continue de répéter que l'économie américaine ne s'est jamais mieux portée, mettant en avant des records à la Bourse de New York. Le président reste focalisé sur la question iranienne, affirmant que l'objectif principal est d'empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire.



