Au tribunal de Paris, un collectif dénonce la vente de vêtements volés
Au tribunal de Paris, un collectif dénonce la vente de vêtements volés

Paris, le 12 août 2026 – Un collectif de lutte contre le vol de vêtements a mené une opération coup de poing au tribunal de Paris, dénonçant la facilité avec laquelle des vêtements volés sont revendus, en comparaison avec les marques de luxe. Selon un membre du collectif, « si c'était Dior, on les vendrait plus facilement », soulignant un traitement inégalitaire.

Une action symbolique au cœur du palais de justice

Le collectif, dont le nom n'a pas été précisé, a investi les abords du tribunal de Paris pour interpeller les passants et les professionnels de la justice. Ils ont installé un stand improvisé où étaient présentés des vêtements saisis lors de précédentes opérations, avec des étiquettes indiquant leur provenance frauduleuse. L'objectif : montrer que ces articles, souvent issus de vols dans des entrepôts ou des camions de livraison, sont revendus sans difficulté sur les marchés parallèles ou en ligne.

Un marché parallèle florissant

Selon les données fournies par le collectif, le marché du vêtement volé représenterait plusieurs millions d'euros par an en France. Les vêtements, souvent des marques de milieu de gamme, sont écoulés rapidement, tandis que les grandes marques de luxe bénéficient d'une protection renforcée. « Les marques de luxe ont les moyens de protéger leurs produits, mais les autres sont laissées pour compte », a expliqué un porte-parole du collectif.

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Des inégalités de traitement dénoncées

Le collectif a également pointé du doigt le manque de moyens des forces de l'ordre et de la justice pour traiter ces affaires. Ils réclament une meilleure traçabilité des vêtements et des sanctions plus lourdes pour les receleurs. « Nous voulons que la justice prenne ce fléau au sérieux, comme elle le fait pour le vol de bijoux ou de montres », a ajouté un autre membre.

Vers une prise de conscience ?

L'action a été bien accueillie par certains avocats présents sur place, qui ont salué l'initiative. Le collectif prévoit de remettre un dossier au parquet de Paris dans les prochains jours, avec des preuves de ces ventes illicites. Ils espèrent ainsi déclencher une enquête et sensibiliser le grand public à l'impact économique et social de ce commerce illégal.

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