Dix ans après l'attentat de Nice : le traumatisme toujours présent
Attentat de Nice : 10 ans après, le traumatisme persiste

Une soirée d'horreur sur la Promenade des Anglais

Le 14 juillet 2016, à 22h30, un camion fonce dans la foule massée sur la Promenade des Anglais à Nice. L'attentat fait 86 morts, dont de nombreux enfants, et plus de 450 blessés. Le conducteur, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, est abattu par la police. L'Etat islamique revendique l'attaque.

Dix ans plus tard, la ville se souvient. Une cérémonie sobre est organisée sur la Promenade, en présence des familles des victimes et des autorités locales. « L'horreur a bien eu lieu chez moi, sur moi, sur ma Prom », confie une survivante, les larmes aux yeux.

Les survivants et leurs proches toujours marqués

Pour beaucoup, les séquelles psychologiques sont immenses. « 86 morts, c'est un chiffre, mais chaque victime avait une vie, une famille, des rêves », rappelle une association de victimes. Des centaines de personnes suivent encore des thérapies pour surmonter le stress post-traumatique.

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La ville a érigé un mémorial sur la Promenade, avec les noms des 86 disparus. Chaque année, des fleurs y sont déposées. « On n'oubliera jamais », déclare le maire de Nice, Christian Estrosi, lors de la commémoration.

Un procès et des questions en suspens

Le procès de l'attentat, qui s'est tenu en 2022, a permis de juger huit complices présumés. Mais des questions demeurent sur les failles de sécurité et les défaillances des services de renseignement. « Nous voulons la vérité sur ce qui s'est passé ce soir-là », insiste un avocat des parties civiles.

L'enquête a révélé que le terroriste avait été repéré plusieurs fois par les services, sans suite. Un rapport parlementaire a pointé des manquements. « Il y a eu des erreurs, et nous devons les reconnaître pour éviter qu'un tel drame se reproduise », a déclaré le ministre de l'Intérieur de l'époque.

Nice se reconstruit, mais la peur demeure

La ville a depuis renforcé sa sécurité, avec des barrières anti-véhicules et une surveillance accrue. Mais pour les Niçois, l'été reste une période difficile. « La Promenade n'est plus la même. On y va, mais on n'oublie jamais », témoigne un habitant.

Un fonds de soutien a été créé pour les victimes et leurs familles, avec plus de 20 millions d'euros collectés. Mais l'argent ne suffit pas à effacer le traumatisme. « Dix ans après, la douleur est toujours là, vive », conclut une victime.

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