L'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille franchit une nouvelle étape. Quatre suspects supplémentaires ont été interpellés et placés en garde à vue, ont indiqué mercredi 1ᵉʳ juillet une source policière et une autre source proche du dossier, confirmant une information du « Parisien ». Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), qui suit l'information judiciaire, a également confirmé à l'AFP quatre gardes à vue en cours. Ce nouveau parquet en France a été installé en janvier pour combattre les trafics qui « déstabilisent l'ordre social » d'après sa cheffe Vanessa Perrée.
Un nouveau coup de filet après six mises en examen
Ce nouveau coup de filet s'ajoute à la mise en examen, fin mars, de six premières personnes (cinq hommes et une femme). Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci, jeune homme de 20 ans totalement inconnu de la justice et étranger aux réseaux, avait été abattu de plusieurs balles, en plein après-midi à Marseille.
Les profils des quatre suspects
Parmi les quatre nouveaux gardés à vue, trois sont soupçonnés d'avoir géré la logistique, en participant à l'organisation ou en aidant les tueurs après les faits, d'après une source proche jointe par l'AFP. Le quatrième, présenté comme un exécutant de la DZ Mafia selon « Le Parisien », aurait été engagé comme tireur pour une première opération la veille du meurtre, opération qui n'a finalement pas eu lieu.
Une erreur de cible fatale
L'assassinat de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc. Selon les enquêteurs de la police judiciaire et de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), les tueurs se sont trompés de cible. La main derrière ce crime serait celle de la DZ Mafia, le puissant gang de narcotraficants marseillais, qui visait en réalité le frère de la victime, Amine Kessaci. Ce dernier, militant écologiste engagé de longue date contre le narcotrafic, est devenu quatrième adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan, lors des dernières élections municipales en mars 2026.
Des avocats confiants en la justice
Contactés par l'AFP au sujet de ces nouvelles interpellations, les avocats d'Amine Kessaci, Mes Pierre-Olivier Sur, Sofia Bougrine et Sofia Norten, ont indiqué « avoir confiance en la justice de notre pays ».
Un bilan du narcobanditisme en baisse
Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années (24 morts en 2024 après le record de 2023 avec 49 morts liés à une guerre des gangs pour le contrôle des points de deal dans les Bouches-du-Rhône).



