Porte-parole du gouvernement tacle Bruno Retailleau sur les dates de la présidentielle
Bregeon tacle Retailleau sur les dates de la présidentielle 2027

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a défendu ce mercredi 1er juillet 2026 le calendrier de l'élection présidentielle de 2027, après les critiques du candidat LR Bruno Retailleau. Interrogée à l'issue du Conseil des ministres, elle a déclaré que les règles de silence politique la veille du scrutin « seront les mêmes que d'habitude », malgré la tenue du second tour le 2 mai, lendemain de la Fête du travail.

Des dates qui suscitent la controverse

Le Conseil des ministres a entériné les 18 avril et 2 mai 2027 comme dates du premier et du second tour de la présidentielle, comme l'avait révélé Ouest-France. Ces dates tombent pendant les vacances scolaires dans certaines régions, notamment les Alpes-Maritimes et le Var. Bruno Retailleau, candidat LR, a vivement critiqué ce choix sur CNews et Europe 1, estimant que la proximité du second tour avec le 1er-Mai et les manifestations syndicales n'était « pas neutre ».

La réponse de Maud Bregeon

« Je veux bien qu'on polémique sur beaucoup de choses, je vous propose qu'on ne polémique pas sur les dates des élections présidentielles », a lancé Maud Bregeon. Elle a appelé à « faire confiance à nos forces de l'ordre » et « à la responsabilité des forces politiques » pour respecter le silence républicain avant le scrutin. « C'est la règle qui s'applique à l'ensemble des élections et c'est normal », a-t-elle insisté.

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Les arguments de l'exécutif

La porte-parole a expliqué que les dates avaient été choisies « en agrégeant l'ensemble des contraintes » et après « consultations » avec les partis politiques. Elle a rappelé que l'autre option possible, les 11 et 25 avril, tombait davantage pendant les vacances scolaires. « Si on avait fait le choix d'une option qui tombait majoritairement dans les vacances scolaires, je ne doute pas que certains d'entre nous auraient dit : "Oh la la, vous faites le choix d'une date qui est particulièrement percutée avec les vacances scolaires" », a-t-elle ajouté.

La colère de Bruno Retailleau

Bruno Retailleau s'est dit « en colère » et a souligné que le choix des dates n'était « pas neutre ». « Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique », a-t-il déclaré, craignant une influence des manifestations du 1er-Mai sur le scrutin.

L'exécutif, de son côté, reste confiant dans le déroulement du processus électoral, rappelant que les règles de silence politique seront appliquées comme à l'accoutumée.

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