Assassinat d'une surveillante : 18 ans requis en appel
Assassinat d'une surveillante : 18 ans requis en appel

Le parquet général a requis, ce mercredi 16 juillet, une peine de 18 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'un homme jugé en appel pour l'assassinat d'une surveillante d'un collège de Haute-Marne, survenu en 2025. L'accusé, âgé de 34 ans, avait déjà été condamné à 20 ans de prison en première instance par la cour d'assises de la Haute-Marne en 2026.

Les faits : une agression mortelle en plein établissement scolaire

Le 12 mars 2025, la victime, une surveillante de 42 ans, avait été poignardée à plusieurs reprises dans le hall d'entrée du collège Jean-Renoir de Chaumont, en présence d'élèves et de personnels. L'agresseur, un ancien élève de l'établissement, avait été interpellé quelques heures plus tard à son domicile. Selon l'enquête, il aurait agi par vengeance, estimant que la surveillante avait été à l'origine de son exclusion du collège plusieurs années auparavant.

Le réquisitoire : une peine réduite en appel

Lors de l'audience d'appel devant la cour d'assises de la Marne, à Reims, l'avocat général a estimé que la peine de 20 ans prononcée en première instance était « justifiée » mais a requis 18 ans, prenant en compte des « éléments d'altération du discernement » de l'accusé. « Il s'agit d'un acte d'une violence inouïe, commis dans un lieu d'éducation, mais nous devons tenir compte de l'état psychologique de l'accusé au moment des faits », a déclaré le magistrat.

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La défense plaide la « fragilité psychologique »

L'avocat de la défense, Me Dupont, a plaidé pour une peine de 15 ans, insistant sur les troubles psychiatriques de son client. « Mon client souffre de schizophrénie paranoïde, non traitée à l'époque des faits. Il n'avait pas pleinement conscience de ses actes », a-t-il argumenté. L'accusé, qui a exprimé des regrets à l'audience, a déclaré : « Je suis désolé pour ce que j'ai fait. Je n'étais pas moi-même. »

L'impact sur la communauté éducative

Ce drame a profondément marqué le collège Jean-Renoir et la ville de Chaumont. Une semaine après les faits, une marche blanche avait rassemblé plus de 800 personnes en hommage à la surveillante, mère de deux enfants. La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a salué la « mémoire d'une femme dévouée » et appelé à « renforcer la sécurité dans les établissements scolaires ». Selon une enquête du ministère de l'Éducation nationale, les agressions contre le personnel scolaire ont augmenté de 15 % entre 2023 et 2025, avec 1 200 incidents graves recensés en 2025.

Délibéré attendu vendredi

La cour d'assises de la Marne rendra son verdict vendredi 18 juillet. Si la peine de 18 ans est confirmée, l'accusé pourra demander une libération conditionnelle après avoir purgé les deux tiers de sa peine. En attendant, il reste incarcéré à la maison d'arrêt de Reims.

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