Un arbitre de football ayant officié en Ligue 1 sera jugé le 7 août 2026 devant le tribunal correctionnel de Nîmes dans une affaire de violences conjugales présumées. La procureure de Nîmes, Cécile Gensac, a confirmé l'information au journal Midi Libre, précisant que l'individu, présumé innocent, répondra de faits « sans lien avec l'exercice d'une profession ».
Des violences répétées selon l'accusation
Selon les informations révélées par le journal L'Équipe, l'arbitre, originaire du Gard et ayant arbitré à plusieurs reprises en Ligue 1, aurait commis des violences sur sa compagne à deux reprises : une première fois le 13 mars, puis une seconde le 13 mai. Cette dernière agression aurait entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de quatre jours pour la victime, une avocate inscrite au barreau de Nîmes.
Le parquet de Nîmes a requis une comparution immédiate, procédure rapide qui permet de juger l'affaire dans un délai très court. La procureure Gensac a souligné qu'il s'agit d'un « contentieux privé », sans rapport avec les fonctions de l'arbitre.
La défense de la partie civile
Me Olivier Morice, avocat de la partie civile, s'est félicité de la rapidité de la justice dans ce dossier. Joint par Midi Libre, il a déclaré : « Cet arbitre tente de gagner du temps en utilisant des moyens falacieux. C’est quelqu’un qui, de par sa profession, doit connaître les limites. Et dans sa relation avec son ex-compagne, il les a manifestement dépassées. »
Me Morice a également précisé que la victime, qui exerce en tant qu'avocate à Nîmes, ne souhaite pas que l'affaire soit dépaysée, c'est-à-dire transférée dans une autre juridiction. L'audience du 7 août se tiendra donc au tribunal correctionnel de Nîmes.
Une affaire qui secoue le milieu du football
Cette affaire intervient dans un contexte où les violences conjugales dans le sport sont de plus en plus médiatisées. L'arbitre, dont l'identité n'a pas été divulguée par les sources judiciaires, pourrait encourir une peine de prison ferme et une interdiction d'exercer. La Ligue de football professionnel n'a pas encore commenté l'affaire.



