Le tribunal correctionnel de Périgueux a examiné lundi 27 avril une affaire impliquant un militant italien de 36 ans, absent à l'audience, qui avait participé à une opération antispéciste à l'abattoir Sobeval à Boulazac-Isle-Manoire en juillet 2025. Le prévenu avait refusé de se soumettre à un prélèvement biologique destiné à identifier son empreinte génétique, ce qui lui a valu un traitement particulier de la part de la justice.
Une action coordonnée à l'échelle européenne
Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2025, 27 activistes du collectif 269 Libération animale, originaires d'Espagne et d'Italie, avaient investi le site de la Sobeval. Cagoulés et vêtus de noir, ils avaient pénétré illégalement dans les locaux en escaladant le portail et s'étaient accrochés à la chaîne d'abattage pour bloquer la production et dénoncer la souffrance animale. L'opération s'était soldée par l'intervention des forces de l'ordre.
Les réquisitions et la défense
L'avocate de la SAS Sobeval, partie civile, a insisté sur les dégâts matériels : portes endommagées et hublots cassés lors de l'intrusion. Le procureur, qualifiant l'affaire de simple et les infractions d'établies, a requis 1 300 euros d'amendes. De son côté, Me Alexis Baudelin, avocat de la défense, a contesté l'absolue nécessité du test biologique refusé par son client. Il a invoqué la liberté d'expression, cité des jurisprudences et appelé les juges à impulser un changement en relaxant le militant. « Ce ne sont pas juste des personnes qui rentrent dans un abattoir pour le bloquer. On est sur un questionnement qui se pose à la société », a-t-il ajouté.
Les 27 militants avaient été placés en garde à vue puis visés par des obligations de quitter le territoire (OQTF). Le délibéré de cette affaire sera rendu lundi 22 juin.



