Antibes : homme armé d'un couteau de 16 cm condamné à 6 mois ferme
Antibes : 6 mois ferme pour homme armé d'un couteau de 16 cm

Le 25 juillet dernier, vers 0 h 35, un passant a alerté la police après avoir observé un individu au comportement étrange et inquiétant rue de la République à Antibes. L'homme marchait en parlant fort, un couteau à la main. Au téléphone, il aurait déclaré à son correspondant : « Je vais tous les tuer ! »

Intervention des policiers municipaux

Une patrouille de trois policiers municipaux est rapidement intervenue. À leur arrivée, l'homme était attablé à la terrasse d'un bar où il avait ses habitudes. Dans une sacoche laissée sur place, les forces de l'ordre ont découvert le couteau. Pendant ce temps, le suspect s'est enfui pour se réfugier dans le hall d'un immeuble. Décidé à en découdre, il s'est mis en garde comme un boxeur avant d'être menotté non sans mal après s'être violemment débattu.

Tenant des propos incohérents et simulant un malaise, il a fallu le maintenir sur un lit avec des liens de contention. Il était manifestement sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants. Il est resté hospitalisé pendant deux jours en psychiatrie.

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Comparution immédiate et parcours du prévenu

Denys B., 23 ans, natif de Metz (Moselle), employé dans un restaurant voisin du bar où il a été arrêté, a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Grasse après stabilisation de son état. Il avait fini son service et consommé une bouteille de vodka et du cannabis. Un cocktail explosif associé à un motif de désespoir : il avait appris que sa sœur s'était fait agresser. Cumulant émotion, alcool et stupéfiant, il a déclaré : « J'ai vrillé, je n'ai pas compris d'ailleurs je n'en ai pas beaucoup de souvenirs. »

Le prévenu comptait cinq mentions à son casier judiciaire et portait un bracelet électronique pour purger une peine en cours. La procureure a rappelé : « Il marchait en pleine rue, vociférant, avec une lame de 16 cm dans la main. On a déploré récemment des agressions au couteau dans les rues de Cannes et Nice. » Elle a également souligné le contexte anxiogène lié à ce genre d'incident, ajoutant : « On n'a pas entendu un seul mot d'excuse de la part de ce dangereux récidiviste. »

Décision du tribunal

À la défense, Me Emmanuelle Boukobza-Gaglio est revenue « sur le parcours chaotique d'une pupille de l'État abandonné par une mère toxicomane et placé dès sa naissance ». Le tribunal a condamné Denys B. à 18 mois de prison dont un an avec sursis probatoire pendant deux ans et maintien en détention pour les six mois ferme.

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