Procès périscolaire : animateur nie des agressions sexuelles avec nonchalance
Animateur nie des agressions sexuelles avec nonchalance

L'ancien animateur David G. a comparu mardi 26 juin devant le tribunal judiciaire de Paris pour agressions sexuelles sur neuf mineurs et deux collègues. Au premier procès du scandale du périscolaire parisien, le prévenu de 36 ans, mains dans les poches, a nié les faits avec une décontraction troublante.

Des faits d'une gravité extrême

Les faits qui lui sont reprochés sont d'une terrible gravité. Pourtant, à la barre, David G., 36 ans, fait preuve d'une nonchalance déconcertante. L'ancien animateur de la Ville de Paris, suspendu depuis avril 2025, comparaissait mardi 26 juin devant le tribunal judiciaire de Paris pour "agression sexuelle sur un mineur de 15 ans", au préjudice de neuf enfants âgés de 3 à 5 ans au moment des faits, ainsi que pour "harcèlement sexuel" sur deux animatrices et agression sexuelle sur l'une d'entre elles.

Lors de ce procès public, le premier depuis l'éclatement du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, David G. a mêlé témoignages contradictoires et déni.

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"Je n'ai presque jamais vu cet enfant"

Interrogé pendant une heure trente, le trentenaire a nié avec décontraction tout geste sexuel, se fendant même d'un : "faut être psychopathe pour faire ça". Comme le rapporte Le Monde, il soutient ainsi n'avoir jamais eu la charge d'enfants de petite section, ce qu'a contredit la responsable éducative ville (REV) de l'école Alphonse-Baudin, où se sont déroulés les faits.

Lorsqu'il est confronté aux témoignages d'enfants qui l'accusent de les avoir attrapés par les parties intimes, les démentis pleuvent : "Je n'ai presque jamais vu cet enfant", "je n'ai jamais été seul avec un enfant", "je n'ai jamais porté un enfant dans mes bras"…

Lorsque le président lui demande s'il a profité de son suivi pour faire un peu d'introspection, même déni : "Je ne me sens pas du tout concerné par les faits". Rapidement, l'homme est toutefois confronté à ses propres contradictions : il assure, par exemple, n'être "jamais entré dans les toilettes" puis une poignée de minutes plus tard glisse avoir "surveillé les toilettes".

Un jugement attendu début juillet

Après neuf heures d'audience, la procureure a requis trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, avec exécution provisoire, à l'encontre de l'animateur périscolaire. La représentante de l'accusation a estimé que pour deux enfants, les faits rapportés pouvaient s'apparenter à un "geste d'essuyage" aux toilettes "qui ne permet pas de caractériser une intention de nature sexuelle". Les familles de quatre autres enfants ont assigné l'animateur directement en justice mais le parquet estime que ces mineurs "n'ont pas décrit de faits susceptibles de relever d'une qualification pénale". Le jugement sera rendu le 7 juillet.

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