Alors que la convention citoyenne sur le périscolaire, annoncée par Emmanuel Grégoire, débute ce lundi soir, une révélation pourrait faire l'effet d'une bombe. L'animateur de l'école maternelle Bullourde, dans le XIe arrondissement de Paris, mis en examen pour « agression sexuelle sur mineur », « exhibition » et « corruption de mineur » en février dernier, n'était pas un inconnu des services de la Brigade de protection des mineurs.
Une plainte déposée en 2024
Le jeune homme, aujourd'hui âgé de 22 ans, avait déjà fait l'objet d'une plainte en mars 2024 pour des faits de violences sexuelles. Les parents d'une fillette de 10 ans, scolarisée à l'école Belzunce dans le Xe arrondissement, avaient alors alerté les autorités. Les enquêteurs avaient réuni suffisamment d'éléments probants pour interpeller l'animateur au sein même de l'établissement et le placer en garde à vue.
Des faits similaires
Les accusations portées en 2024 concernaient des actes similaires à ceux pour lesquels il a été mis en examen en février 2025. Les faits de 2025, survenus en octobre, impliquent trois mineurs de l'école Bullourde. L'animateur est également poursuivi pour exhibition et corruption de mineur.
Cette affaire soulève des questions sur le suivi des plaintes et la protection des enfants dans le cadre périscolaire. La mairie de Paris, qui a lancé une convention citoyenne sur le périscolaire, devra répondre aux inquiétudes des parents.



