Un animateur périscolaire de 58 ans exerçant à l'école Françoise Dolto d'Hyères, dans le Var, a été placé en garde à vue ce lundi, puis mis en examen à l'issue de celle-ci dans trois affaires distinctes de viols et agressions sexuelles perpétrés sur des enfants. L'information a été communiquée par Raphaël Balland, le procureur de la République de Toulon.
Les faits reprochés
Selon le parquet, l'homme conteste l'intégralité des faits. La justice lui reproche une agression sexuelle sur un garçon de 5 ans, ainsi que des viols par pénétrations digitales et des agressions sexuelles au préjudice d'une fillette de 6 ans. Ces faits auraient été commis en janvier et février 2026.
L'individu est également poursuivi pour des viols et agressions sexuelles qui auraient été commis à Hyères entre 2005 et 2009 au préjudice d'une femme née en 1997, alors qu'elle était enfant et passait des vacances avec sa famille à proximité du domicile du mis en cause. C'est en voyant circuler sur les réseaux sociaux la photo du mis en examen que cette jeune femme a fait le lien avec ce qu'elle avait pu subir enfant, complète le parquet.
L'enquête et la mise en examen
Déféré à l'issue de sa garde à vue, le mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire avec des interdictions strictes : il lui est interdit de résider dans le Var, d'entrer en relation avec les victimes et d'exercer toute activité en lien avec des mineurs. Ces mesures visent à garantir la sécurité des enfants et à éviter toute pression sur les victimes.
Le parquet de Toulon souligne la gravité des faits et la pluralité des victimes, qui justifient une enquête approfondie. L'animateur, connu de l'établissement scolaire, avait été embauché sans antécédents judiciaires apparents. L'école Françoise Dolto, contactée, n'a pas souhaité s'exprimer pour l'instant.
Réactions et procédure
Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, a indiqué que l'enquête se poursuit pour déterminer l'étendue exacte des faits et identifier d'éventuelles autres victimes. La mise en examen permet de formaliser les charges pesant sur le suspect et d'engager la phase d'instruction judiciaire.
Cette affaire relance le débat sur le recrutement et la surveillance des personnels travaillant au contact d'enfants. Les associations de protection de l'enfance appellent à renforcer les contrôles et la vigilance dans les établissements scolaires.



