Algérie : le journaliste Christophe Gleizes reste détenu
Algérie : le journaliste Gleizes reste détenu

Le journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis près d'un an, reste en prison et attend son procès pour l'automne, ont indiqué ses avocats ce vendredi. Cette annonce met fin aux spéculations sur une possible libération imminente.

Une détention prolongée

Christophe Gleizes, correspondant du média français Le Point, a été arrêté en Algérie en juillet 2024. Il est accusé d'atteinte à la sûreté de l'État, une charge que ses soutiens jugent infondée. Selon ses avocats, Me Khaled Boudiaf et Me Franck Berton, la justice algérienne a décidé de maintenir le journaliste en détention provisoire jusqu'à son procès, prévu à l'automne.

Cette décision intervient après plusieurs audiences au cours desquelles la défense a demandé sa libération, invoquant son état de santé et l'absence de preuves. « Christophe Gleizes est un journaliste professionnel qui a toujours exercé son métier avec rigueur et impartialité. Il n'a commis aucun acte délictueux », a déclaré Me Berton.

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Un cas qui tend les relations franco-algériennes

L'affaire Gleizes a exacerbé les tensions entre Paris et Alger, déjà fragilisées par des différends sur la mémoire coloniale et la coopération migratoire. Le Quai d'Orsay a réitéré son appel à une résolution rapide, tandis que des organisations de défense de la liberté de la presse, comme Reporters sans frontières, ont dénoncé une « détention arbitraire ».

En France, plusieurs personnalités politiques ont appelé à la libération du journaliste. Une pétition en ligne a recueilli plus de 50 000 signatures, selon les organisateurs. « C'est un signal très négatif pour la liberté de la presse en Algérie », a commenté un porte-parole de RSF.

Un procès attendu avec inquiétude

Le procès de Christophe Gleizes, qui doit se tenir à l'automne, sera scruté de près par les observateurs internationaux. Ses avocats affirment qu'ils sont prêts à démontrer son innocence. « Nous avons confiance en la justice algérienne, mais nous restons vigilants », a ajouté Me Boudiaf.

En attendant, le journaliste reste incarcéré dans une prison près d'Alger. Sa famille, qui a pu lui rendre visite, affirme qu'il garde le moral. « Il est déterminé à prouver son innocence », a confié son épouse.

Des précédents inquiétants

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de durcissement envers les médias en Algérie. Plusieurs journalistes ont été arrêtés ces dernières années, souvent pour des motifs liés à la sécurité nationale. Les autorités algériennes rejettent ces critiques et affirment que la justice est indépendante.

Le cas de Christophe Gleizes pourrait devenir un test pour la liberté de la presse dans le pays. Les prochaines semaines seront décisives, alors que la date du procès se précise.

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