Coups de pied, coups de poing, T-shirt déchiré : la policière passe un sale moment, la suspecte est placée sous contrôle judiciaire d'ici à son procès. Les faits se sont déroulés dans un couloir du commissariat de police d'Alès.
Des violences au commissariat
Le petit bout de femme qui entre dans le box du tribunal correctionnel d'Alès, escorté par un policier, sort de garde à vue et doit être jugé, ce jeudi 18 juin, en comparution immédiate. Dans la soirée du 16 juin, cette Ardéchoise de Salavas, âgée de 34 ans, est conduite, ivre, au commissariat et, dans un couloir, aurait "violenté, et pas qu'un peu, une policière", explique Quentin Larroque, le substitut du procureur de la République. Ses insultes et menaces fusent ; des coups de pied et de poing partent ; la fonctionnaire se retrouve avec son T-shirt déchiré.
Un casier judiciaire chargé
Cette trentenaire, qui compte cinq condamnations sur son casier judiciaire, doit également être jugée pour des outrages supposés envers un gendarme, survenus le 9 mai, à Barjac. Elle aurait dû initialement passer en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), aussi appelée procédure de "plaider-coupable", début juillet, mais sollicite un délai pour préparer sa défense.
Des difficultés de communication soulevées
Le parquetier réclame un placement en détention provisoire et anticipe une demande de la défense en ne s'opposant pas à une expertise psychiatrique. Ce que formule effectivement Me Camille Monestier : "J'ai eu d'énormes difficultés à m'entretenir avec elle. Je pense que l'expertise psychiatrique s'impose réellement. Je ne suis pas parvenue à communiquer avec Madame." En revanche, l'avocate, qui note que "ce dossier n'est absolument pas en état", bataille pour que sa cliente recouvre la liberté et soit placée sous contrôle judiciaire. "Sa place n'est pas en détention provisoire." Et de balayer d'un revers de main l'idée qu'elle pourrait "prendre la poudre d'escampette" pour échapper à son procès.
Décision du tribunal
La défense a l'oreille du siège qui place cette Ardéchoise sous contrôle judiciaire d'ici à l'audience du 17 septembre. Une expertise psychiatrique est ordonnée. Alors que sa voix était à peine audible jusque-là, la prévenue lance un clair "merci" avant de quitter le box.



