Agression d'une journaliste à Cagnes : l'édito de Guilhem Ricavy
Agression d'une journaliste à Cagnes : l'édito

Une journaliste de Nice-Matin a été agressée et jetée au sol par le fils du propriétaire du terrain où un incendie s'était déclaré à Cagnes-sur-Mer, alors qu'elle réalisait un reportage sur les circonstances du sinistre. Le directeur éditorial du groupe, Guilhem Ricavy, a publié un éditorial intitulé « L'inacceptable » pour dénoncer cet acte d'une « extrême gravité » et réaffirmer le rôle essentiel de la presse dans une démocratie.

Un acte grave contre une journaliste en mission

Les faits se sont produits alors que la journaliste couvrait un feu survenu à Cagnes-sur-Mer. Selon le récit de Nice-Matin, le fils du propriétaire du terrain concerné l'a agressée physiquement, la jetant au sol. L'incident a été immédiatement condamné par la direction du journal, qui y voit une atteinte intolérable à la liberté de la presse.

Dans son éditorial, Guilhem Ricavy souligne que « la liberté de la presse n'est pas un privilège accordé aux journalistes, mais un droit garanti à tous les citoyens ». Il rappelle que les journalistes, en enquêtant et en témoignant, exercent un droit fondamental qui profite à l'ensemble de la société.

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Le statut d'élu de l'agresseur renforce la gravité

L'auteur présumé de l'agression est un élu de la majorité municipale de Cagnes-sur-Mer. Cette circonstance aggrave encore la situation, selon le directeur éditorial. « Un mandat public oblige. Il impose le respect des lois, des institutions et des libertés fondamentales », écrit-il. Un élu peut contester un article ou exprimer son désaccord, mais il ne peut en aucun cas recourir à l'intimidation ou à la violence.

Guilhem Ricavy insiste sur l'exigence d'exemplarité des élus : « L'exemplarité n'est pas une option : elle est au cœur de l'engagement public. » Cette prise de position intervient alors que les agressions contre les journalistes sont en hausse en France, selon les chiffres de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH).

Un soutien entier à la consœur

Le groupe Nice-Matin apporte son « soutien le plus entier » à la journaliste victime. Dans son éditorial, Guilhem Ricavy adresse un message clair à ceux qui voudraient faire taire les témoins de l'actualité : « Nous continuerons d'être présents sur le terrain, au plus près des événements. »

Il conclut en affirmant qu'« une démocratie ne s'affaiblit jamais autant que lorsque ceux qui informent deviennent des cibles ». Cette affaire rappelle que la violence envers les journalistes constitue une menace directe pour le droit à l'information et, plus largement, pour la démocratie.

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